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4 avr. 2011

Android Iphone OS : où en est la concurrence Apple vs Google ?

La guerre Iphone OS ( ou I OS ) /  Android comporte de nombreux enjeux. Tout d’abord qui de Google avec Android ou d’Apple avec Iphone OS sera capable d’offrir les meilleures performances techniques/ technologiques… Cela revient aussi à s’interroger pour savoir qui d’Android ou d’Apple offrira la meilleure expérience utilisateur grâce à on interface?





Pour notre part nous allons plutôt nous intéresser à un autre aspect de cette compétition : la complexité des choix stratégiques mis en oeuvre par Google pour qu’Android concurrence Iphone OS d’Apple !


Tout d’abord, il faut bien le comprendre et la plupart d’entre vous en sont certainement conscients ce qui fait qu’on achète ou non un smartphone : plus que son design, plus encore que ses capacités technologiques et même plsu que son interface c’est pour l’écosystème d’applications qui l’entoure !

En ce sens Apple comme Google évoluent tous deux sur un marché biface Android et IOS s’adressant simultanément à 2 catégories de clients bien distincts :

- le client final qui veut un smartphone

- les développeurs d’applications qui veulent une plateforme stable et rependue sur laquelle proposer des services

En soit la réflexion sur ce type de marché est complexe puisqu’il faut réussir à maintenir un équilibre gagnant gagnant pour ne pas mettre en péril l’écosystème.

L’iphone ayant été le premier smartphone vraiment révolutionnaire, ce dernier ayant séduit très rapidement une masse d’utilisateurs très importante de nombreux développeurs se sont rués sur cette nouvelle pour développer des applications. Cette avance aurait pu paraitre insurmontable (d’ailleurs Nokia comme Microsoft si sont cassés les dents) mais, Google a imaginé une stratégie vraiment intelligente!

Tout d’abord, Google a décidé de choyer les développeurs d’applications : pas de SDK payant pour développer des applications sur Android ni de store imposé notamment, contrairement à Apple qui Facture cela 90€ puis prélève 30% des ventes d’applications uniquement disponibles sur l’appstore!

Mais l’autre éclair de génie de Google a consisté à proposer Android en Open Source !

Qu’est ce que ce choix stratégique impliquait?

Cela impliquait de complexifier encore le marché en faisant entrer une troisième catégorie d’acteurs sur le marché : les fabricants de téléphone !

En effet là où Apple s’adresse à un client final et propose un seul téléphone “l'iPhone” ayant une OS (iPhone OS) Google s’adresse lui à tous les  fabricants de téléphones en leur proposant son OS Android.






Plutôt que de venir concurrencer frontalement des fabricants de téléphones historiques déjà échaudés par Apple Google s’est servi d’eux pour accélérer son développement ! Et le résultat est là : désormais un tiers des smartphones américains sont propulsés par Android et la plupart des gros fabricants de téléphone proposes des terminaux utilisant l’OS Google.



Cette stratégie de Google mise en oeuvre pour permettre à Android de concurrencer l’Iphone OS d’apple est-elle pour autant parfaite?


Nous l’avons déjà dit cela a complexifié la réflexion stratégique pour Google qui doit désormais maintenir un écosystème reposant sur un marché triface! Or cet exercice est particulièrement périlleux et de premières difficultés commencent à apparaitre…

A mesure que des fabricants de mobiles adoptent Android et qu’ils l’intègrent sur des terminaux nombreux et variés les difficultés pour les développeurs d’applications s’accroissent. En effet, cette multiplicité pose des problèmes de compatibilité. Cela est encore accentué par le fait que les fabricants de téléphones ajoutent, afin de se différencier, une surcouche logiciel à Android (HTC Sense par exemple).

Ainsi, ce succès d’Android pourrait quelque part lui porter préjudice. Afin d’y remédier Google se doit de normaliser, ou restreindre les modifications possibles, au risque de brider Android et d’aller à l’encontre de l’idée d’ouverture qui a fait sa renommée. Ce dilemme pour Google qui doit ménager à la fois les développeurs d’applications et les fabricants de mobiles pourraient lui porter préjudice à en croire http://paidcontent.org/article/419-how-googles-android-can-lose-from-winning/ .

Personnellement je pense que tout projet Open Source nécessite une direction et des règles claires.Pour ma part je vois également une alternative se profiler. Google devra proposer des trousses à outils aux développeurs afin de faciliter la réalisation et le test d’applications compatibles sur l’ensemble des terminaux Android et pas les seules téléphones mobiles d'ailleurs!


Quoi qu’il en soit cet exemple montre encore la complexité de la réflexion stratégique sur les marchés multi-faces. Cela renforce également ma conviction que les gestionnaires de plateforme devront de plus en plus faire des efforts pour courtiser les développeurs d’applications… La multiplication des plateformes pourraient enfin pousser à l’adoption de standards pour éviter ces problèmes d’interopérabilités. Qu’en pensez vous?






12 août 2010

La Stratégie de Google en matière de jeu

Mais que prépare Google ? Comment comptent t’ils s'y prendre pour concurrencer facebook? Pourquoi ces rachats récents dans le secteur du Social Gaming ? Et si finalement ce n’était pas Facebook l’ennemi ?



Je vais essayer de vous donner ma vision de la stratégie de Google en la matière ! Bien entendu il s’agit d’une analyse prospective et qui ne sera donc pas forcément exacte mais bon, ça faisait un petit moment que je ne m’étais pas risqué au jeu des pronostics ici !

A mon sens google ne prépare pas juste un réseau social centré sur le jeu… on le sait ce n’est pas forcément la spécialité de google le social en tout cas pour les applications maison…

Réfléchissez, dans quel domaine Google est-il fort ? Pour faire de l’argent oui, c’est vrai ! Mais soyons plus précis (attention je vais vous ressortir mes histoires de marchés multi-faces) Google est très très fort pour créer des écosystèmes en faisant gagner de l’argent aux autres : CF le couple adsense / adwords !

Et bien selon moi Google par sa politique de rachat est en train de rassembler les pièces d’un puzzle qui va lui permettre de remettre le couvert en créant un écosystème dans le domaine du social gaming !

Je parie que petit à petit Google va fournir tout un tas d’outils à destination des développeurs de jeux vidéos et notamment des jeux sociaux pour leur faciliter te travail de

- programmation en mettant à disposition des toolkit / SDK incluant les briques élémentaires à tout jeu (social), développés spécifiquements pour l’occasion ou tirer de certains de ses services existants. On peut imaginer différents domaines : profil des joueurs et annuaire des membres (google contact), catalogues de biens virtuels (google product), moteurs de recherche, gestion de l’identification, statistiques (analytics)… et pourquoi pas des choses plus spécifiques grâce au rachat de Slide)

- et aussi et SURTOUT le travail de monétisation ! Bien entendu il y a la publicité mais aussi et surtout les outils de micro-paiement : Google Checkout™, et monnaie virtuelle !

Okay!  Mais bon les joueurs potentiels sont en majorité connectés à longueur de journée sur Facebook ! Oui soit, et bien prenez un peu de hauteur qu’est qu’il y a au dessus de Facebook ? Allez réfléchissez ! Oui, un navigateur exact ! Bon sang mais c’est bien-sûr Google possède un navigateur : Google Chrome ! Mais mieux encore au dessus Google possède Android et l’avenir des jeux sociaux pour ne pas dire d’internet c’est en grande partie les téléphones et autres terminaux  ! Ainsi Google fera mieux que des services plus spécialisés comme OpenFeint , Plus + .

Pour résumer : je pense donc que la stratégie de Google en matière de jeux (sociaux ou non finalement) : c’est de fournir aux développeurs  les moyens de développer des jeux multi plateformes plus rapidement en utilisant ses outils de programmation voire d’hébergement afin de les « inciter » à recourir à ses solutions de monétisation ET donc de capter une part des profits!



Si vous avez suivi mon raisonnement pour l’ennemi numéro 1 de Google (à long termes) sur cette question des jeux c’est donc ? Allez vous l’avez deviné ?


Bon au cas où un indice : cette marque est un nom de fruit ^^

Et vous au fait, c'est quoi votre pronostic ?

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27 janv. 2010

Stratégie Apple : de l'ipod à l'ipad


J'aurais l'occasion de revenir sur la stratégie d'Apple qui est très intéressante car ses businness models tirent pleinement partie du concept de marché multifaces.

Cependant comme une image vaut mille mots voici une image qui vous résume bien selon moi l'évolution de la stratégie d'Apple qui plus que créer du software ou du hardware créer de véritables plateformes et favorise la naissance d'écosystèmes toujours plus rentables autour de ses produits :



Bien entendu, cette tablette ne va pas être regardée d'un bon oeil par Amazon et son Kindle dédié à la lecture de livres numériques (Amazon préparerait la riposte en ouvrant l'API du Kindle voir le lien dans les commentaires).

Google, s'il a l'ambition de lancer sa propre tablette, doit se faire un peu de soucis à la vu de ce très bel hardware puisqu'il peine a convaincre avec son Nexus One sensé ringardiser l'iphone mais qui subit semble t-il quelques problèmes techniques actuellement...
Côté OS , Anrdroid plus ouverte devrait pouvoir rattraper le train en route et étoffer sa place de marché d'application MAIS SURTOUT, Google possède déjà des armes importantes dans sa besace dont peu de gens mesurent le potentiel, notamment une : recaptcha...

Une bataille qui promet d'être épique et pleine de rebondissements !

Votre avis m'intéresse, laissez un commentaire

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10 nov. 2009

Y a t-il un avenir pour les Clients Twitter ?

Le but de cet article n’est pas de comparer les Clients Twitter entre eux, de savoir lequel est le mieux etc, mais bien de se demander si à long terme ils ont un avenir ?

NB, définition du terme “Client Twitter” : pour ce qui ne le savent pas un Client est un petit utilitaire qui permet d’utiliser Twitter en dehors de la page Twitter.com , il peut soit s’agir d’un logiciel installé soit d’un service en ligne.

Si vous utilisez Twitter.com, vous n'avez pas pu passer à côté de l'arrivée il y a peu de nouvelles fonctionnalités :

  • les listes :

Cette fonctionnalité permet de créer des groupes d’utilisateurs de Twitter et de leur affecter un Libellé, ces groupes pouvant-être publics ou privés.


=> cette fonctionnalité est déjà plus puissante que les groupes pouvant être créés sur de nombreux Clients Twitter :

- vous pouvez classer Tous les utilisateurs de Twitter et pas seulement vos Followings afin d’améliorer votre veille sur Twitter

- vous pouvez partager vos listes : d’autres membres de Twitter peuvent devenir Followers de votre liste si vous décidez de la rendre publique (ex: cf colonne de droite ma liste des entrepreneurs francophones du web)

- vous pouvez ajouter vos listes à votre Blog via un Widget fourni par Twitter


  • le RT :

Cette fonctionnalité déjà présente sur la plupart des Clients Twitter. Elle permet de faire suivre un Tweet que vous trouvez potentiellement intéressant pour vos Followers s’en avoir à le recopier manuellement ce tweet et à le faire précéder de “RT @AuteurInitial” (un peu comme le bouton “faire suivre” pour vos emails).
Et bien sachez que pour le moment en phase d’essai et réservée à des Béta-testeurs sur Twitter, cette fonctionnalité devrait bientôt être installée définitivement sur Twitter.com.


  • et maintenant la possibilité de rafraichir votre Time Line en un clic (comme vous pouviez déjà le faire pour le Search)

Ce qui était le plus fastidieux à présent sur Twitter lorsque vous n’utilisez pas de Clients c’est de devoir en permanence actualiser votre Time line à grands coups de F5 !
Et bien désormais ce n’est plus cas, vous voyez dans l’onglet de votre navigateur préféré le nombre de Tweets publiés depuis votre dernière actualisation et en un clic vous pouvez les faire apparaitre dans la Timeline sans avoir à rafraichir l’ensemble de la page!



A mon avis cela devrait pousser de nombreuses personnes à quitter leurs Clients Twitter, j'ai déjà eu une réaction dans ce sens :


Mais bon vous me direz, la page Twitter n’a rien d’ergonomique, elle est très minimaliste… et bien c’est justement là tous son intérêt : elle est relativement légère (c’est d’ailleurs ce qui fait le succès de la Google Touch ^^) !

Aussi, en utilisant directement Twitter.com, contrairement à un client desktop (c’est à dire un logiciel installé sur votre ordinateur) vous ne ralentissez pas votre machine (si ce n’est l’ouverture de votre navigateur internet qui pour la plupart des gens reste toujours ouvert) et vous ralentissez nettement moins votre connexion qu’avec un Client Online ce qui n’est pas négligeable quand vous l’avez l’habitude comme moi d’avoir une dizaine d’onglet ouvert simultanément et que vous n’êtes pas passer à une connexion 100mégas….

Twitter applique l’innovation pilotée par les utilisateurs (ou par l’usage) : ils mettent à disposition une technologie (ou plutôt un service de base) et une API permettant aux développeurs de créer des applications.
Se faisant, Twitter laisse l’utilisateur créer les usages, les développeurs d’applications tenter d’y répondre et peut alors sélectionner ce qui lui paraît le plus porteur pour les intégrer à la plateforme. Cela peut parfois prendre la forme de rachat pour les plus chanceux, mais quelquefois Twitter peut décider de développer sa solution maison en s’inspirant largement de ce qui existe par ailleurs et même en améliorant… Ce faisant Twitter récupère la valeur ajoutée mais pourrait risquer de démotiver les développeurs d’applications et fragiliser l'écosystème créé autour de la plateforme.

Cette concurrence “propriétaire de plateforme” / “développeurs d’applications” que j’avais déjà eu l’occasion d’aborder devient à mon sens un des axes les plus intéressants à investiguer pour la Recherche en Stratégie et notamment en Stratégie Web … (cette question est bien entendue liée à la théorie des marches multifaces dont j'ai déjà parlé à de nombreuses reprises sur ce blog )

Cela signifie t-il qu’il n’y a aucun avenir pour les Clients Twitter ?

Pas forcément mais ces derniers doivent à mon sens arrêter de se focaliser sur l’utilisateur moyen et penser à créer de la valeur par eux même pour un tiers payeur : les utilisateurs professionnels de Twitter près à payer un abonnement…

Cela est aussi l’occasion de saluer des initiatives plus originale comme celle de Silentale qui n’est pas un client Twitter mais qui :

- d’une part au lieu de se placer en tant que Client Twitter récupère les Flux et permet le stockage (pour le moment non proposé par Twitter) et la recherche parmi ces Tweets anciens….

- d’autre part mise sur l’intégration de son application directement dans le navigateur sous forme d’une extension (en plus du service en ligne).


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5 nov. 2009

Google Product Search For Retailer / For Customer plus malin que Adsense / Adwords : Google a trouvé sa nouvelle poule aux oeufs d'or ?

Google is Good? un peu trop peut-être ?

Google a annoncé le lancement de Google Product Search For Retailer, c'est à dire pour les e-commerçants.





La nouvelle est encensée sur Mahsable :

"[...]Google Commerce Search, a new search engine that online retailers can install on their websites to provide Google (Google)-style speed and efficiency for customers when they search for products.

The product is straightforward: it is meant to help consumers search and sort through the items a retailer is selling online. The interface can be customized, searches can be filtered, and results can be tracked via Google Analytics (Google Analytics). It’s hosted on the Google cloud, which means that holiday traffic spikes won’t take it down, but that retailers have to give up some control over search. "
=> oui en gros c'est génial Google dote les ecommerçants d'un outil puissant et gratuit !



Mais ce faisant Google n'est-il pas entrain de franchir le pas de l'abus de position dominante sur le marché du search?


Je m'explique : Google est déjà l'outil utilisé par 90% des utilisateurs pour rechercher sur le Web... Pour ce qui est du e-commerce les comparateurs de prix gardent pour le moment un certain avantage grâce à leur partenariats avec différentes ecommerçants qui leur permet d'accéder à leur catalogue...

Mais qu'en sera t-il quand ces même e-commerçants utiliseront Google Search Product For Retailers ?

Et bien l'ensemble de leurs catalogues seront indexés par Google ! Bien entendu, Google product search leur est présenté comme un moteur Interne pour le site ecommerce mais en réalité la base de données produits récupérée va venir alimenter Product Search For Custommer : qui est à ce jour un moteur de recherche de produits certes, mais en utilisant les options de recherche avancé rempli déjà le rôle d'un comparateur de prix!



Pour le moment tout est gratuit pour l'internaute, alors pourquoi se plaindre pour quelques comparateurs de prix me direz vous?

Et bien, le mécanisme utilisé sera certainement le même que celui utilisé pour le couple adsense / adword ... C'est à dire ?

Une fois que tout le monde (les internautes) sera habitué à utiliser Google search product for customer (il va biensûr continuer à s'améliorer et à devenir plus attractif , voir par exemple : l'utilisation des codes barres dans google search product) l'indexation de ses produits deviendra la règle pour les ecommerçants, qui seront alors captifs s'ils veulent continuer à vendre!

Quoi qu'il en soit c'est une très belle stratégie :


  • une belle utilisation des externalités de réseaux croisées (ici : plus il y a d'internautes utilisant Google Product Search For Customer, plus les ecommercants auront intérêt à y indéxer leur catalogue via Google Search Product For Retailers ; inversement plus de produits seront indexés, plus les utilisateurs auront une utilité à recourir à ce moteur de recherche de produits),

Néanmoins, on peut se demander s'il est souhaitable de laisser Google verrouiller le marché comme il l'a fait pour les liens sponsorisés...


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10 sept. 2009

Facebook mange Myspace, comment ?

Facebook est en train de manger Myspace :

  • en terme de traffic :


 
  •  en terme de temps de connexion également : 

Début Juin  Inside Facebook   que les américains passaient 13.9 milliards de minutes par an sur Facebook contre  5  milliards sur myspace MySpace.


Mais quel est la raison de ce succès ? 

Pour les lecteurs les plus fidèles vous me sentez arriver : il va nous ressortir son histoire de Marché Multiface ou biface !

Et bien sachez que l'article qui inspire ce billet, publié par le très sérieux ReadWriteWeb.com fait la même analyse :  
"Facebook a su bâtir un écosystème
quand Myspace est resté un simple site !"

Pour cela, Facebook s'appuie sur 2 moyens :

- son API qui permet le développement d'applications par des développeurs tiers (non salariés par FB)

- FacebookConnect , le système d'authentification maison de Facebook qui permet aux webmasters de faciliter l'inscription sur leurs propres sites aux personnes possédant déjà un compte FB

Ainsi, Facebook se comporte en plateforme et ne se contente pas de séduire uniquement "la face utilisateur" de son marché  elle s'investit également sur la face"développeur d'applications" et "webmasters".

J'ai d'ailleurs rapportés quelques exemples ici :
- en développant un système de paiement interne
- facebook permet à un développeur d'application d'être deux fois plus gros que twitter et rentable!

Elle tire ainsi partie d'externalités  de réseaux croisées :

plus il y a d'utilisateurs sur Facebook et plus les développeurs ont intérêt à développer des applications pour cette plateforme (et plus les webmasters sont intérêt à proposer facebookconnect ) . Inversement plus il y a d'applications sur la plateforme, plus les utilisateurs ont intérêt à s'y inscire età y passer du temps (et plus sont compte facebook est utile pour éviter de se recréer un compte sur chaque site).

Cela conforte encore les quelques conseils que j'ai pu donner pour ceux qui souhaitent lancer un service web avec succès comme semble le faire la prometteuse Startup française Silentale.

 

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31 août 2009

Musique et Crowdsourcing

Un nouveau service de crowdsourcing s’invite dans le monde la musique, son nom : MyMusicCircle.

Partant du constat que dans ce secteur on emploie beaucoup les petites annonces, les porteurs du projet ont décidé d’améliorer les choses et l’idée de base est assez simple en soit : créez une place de marché en ligne où porteurs de projets musicaux et professionnels de la musique peuvent se rencontrer.


image Liste des différents professionnels ciblés

J’expliquais il y a déjà quelque temps dans un billet cherchant à donner une définition du crowdsourcing, qu’il il a pour moi deux voire trois façons d’envisager le crowdsouring.
Après lecture de cette définition, vous comprendrez que MyMusicCircle emprunte la troisième voie bénéficier à la fois des compétences et de la disponibilité de la foule et comme wilogo ou creads emploie à cette fin un système de concours déployés sur la plateforme.
En effet, dès la page d’accueil le schéma résume bien l’ambition première du service :
image
Néanmoins il semble que les créateurs souhaitent aller plus loin en mettant à disposition des membres de la plateforme différents outils : un studio virtuel, un outil de visioconférence pour permettre aux  professionnels et aux clients de communiquer.
De plus  un dispositif permettra à des beatmakers de vendre des pistes audios (battements), aux  chanteurs de vendre des voix, aux mandataires pour vendre les heures facturables,  aux compositeurs pour vendre la musique de feuille, aux fabricants de vendre des paquets pour des T-shirts ou des Cd, etc., directement de leurs différents profils où chaque membre pourra créer son portofolio…
Bien sûr dans ce genre de marché bifaces il est nécessaire de réussir rapidement à faire monter à bord de la plateforme des utilisateurs d’au moins une face du marché.

Le responsable marketing de MyMusicCircle courageux ou utopiste?dit que dans un premier temps, ils éplucheront les annonces postées sur craiglist et prendront contact directement avec les porteurs de projets les plus intéressants pour les inviter à devenir membre.
Au niveau du Business Model le projet semble s’acheminer vers des services premiums à 3 niveaux.
Il s’agit là d’un projet ambitieux et intéressant qui devra faire face à des problématiques stratégiques complexes, difficile de dire aujourd’hui si celui-ci aboutira? Vous y croyez- vous?
 


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28 avr. 2009

Pourquoi facebook ouvre ses Flux?



Et bien dans la ligné du billet précédent qui fournissait des éléments sur le succès de Twitter cette ouverture des flux chez Facebook renforce l'intérêt du concept de marché biface voire multiface...

En quel sens? Et bien Facebook, tout comme Twitter, ne cherche pas uniquement à conquérir les internautes (utilisateurs) : ce n'est que la pemière face de leur marché.
Sur l'autre face ils s'adressent, via leurs API, aux développeurs d'applications!

La gratuité semble le principal levier permettant aux gestionnaires de plateforme web de maximiser la présence d'utilisateurs sur la première face de leur marché.

Sur la seconde face, la concurrence est aujourd'hui à celui qui ouvrira un maximum l'accès aux contenus créés ou déposés sur la plateforme (par les internautes) pour s'assurer de la venue de développeurs d'applications...
Cette stratégie peut-être payante comme en témoigne le cas de VDM retracé sur Techcrunch.

Les plateformes se multipliant, les développeurs d'applications seront peut-être demain une denrée rare? Alors jusqu'où faudra t'il aller pour les séduire? leur fournir des SDK comme dans le domaine du Jeu vidéo?

On peut le parier car cette stratégie semblent avoir réussi à l'Iphone ( les développeurs aiment l'Iphone) qui fète son milliard d'applications téléchargées parmi les plus de 25 000 développées!

Mais pourquoi continuer à investir dans Twitter et Facebook alors qu'ils ne sont pas rentables?
L'imposition d'un standard vaut bien quelques milliards de dollars non ? oO
Il s'agit là d'un autre débat qu'on peut ouvrir dans les commentaire si vous le souhaitez!


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3 juin 2008

Demande avis : et si un site communautaire ne relevait pas d'un marché biface?

et si un site communautaire ne relevait pas d'un marché biface?



 Comme de nombreux articles l'expliquent, dans le cas d'une plateforme on ne peut réfléchir (en matière concurrentielle) sur une seule face du marché.


"Lorsque Google "offre" à ses affiliés une suite logicielle comparable à la suite Office de Microsoft, mais utilisable via le Web (le produit Docs.Google), faut-il considérer qu'il s'agit d'une forme de concurrence déloyale sur le marché des suites logicielles? A coup sûr, la suite est vendue en dessous de son coût marginal de production (puisqu'elle est gratuite) mais dans le même temps, Google ne peut pas être vraiment considéré comme un concurrent de Microsoft sur ce marché, puisque, précisément, il ne cherche pas à y dégager de profit. Il est alors difficile de considérer qu'il s'agit là d'une pratique prédative. Si par contre nous raisonnons dans la perspective d'un contrôle de l'accès au réseau, il est tout aussi clair que l'offre Docs. Google vise à étendre encore un peu plus le caractère incontournable de Google comme point d'entrée sur le Web. En matière de concurrence, le problème est donc bien celui de l'accès à l'input de base sur le marché publicitaire: l'audience elle même." (No free lunch sur le Web 2.0! Xavier Wauthy, CEREC, FuSL and CORE, UcL)


Ne pourrait-on pas imaginer que dans le cas d'un site communautaire il ne s'agisse plus d'un marché biface mais d'un simple modèle achat de matière première , transformation, revente ? Le site communautaire aurait un seul client (ou plusieurs mais une seule face) : le sponsor a qui elle vend de le droit d'interagir avec ses utilisateurs (publicité,crowdsourcing...) et qui subventionne explicitement l'accès et l'utilisation du site par les utilisateurs?


Le site communautaire a deux inputs :


- l'attention et/ou la participation ses utilisateurs (membres actifs de la communauté et membres opt'in) (Je voulais vous proposer de nommer ce concept : l'utilinput)

- des moyens favorisant l'intensité et l'impact de l'interaction de l'utilisateur envers le sponsor (toolkit pour l'innovation, outil de sondages, outils de gestion d'espace pub...)
  • Achat de la matière 1e "attention / participation"

On paie le fournisseur "utilisateur" en lui donnant un accès au site, une appartenance à la communauté mais aussi en lui fournissant un ensemble de webservices gratuitement. En situation de concurrence intense entre les sites communautaires (actuelle), le Cm d'un utilisateur (cout d'usage) étant nul on arrive à un prix d'affiliation nul! Il n'est alors pas possible de faire payer l'utilisateur. La concurrence entre les sites se fait donc par la richesse des services auxquels donne droit l'inscription/participation à la communauté plus que par les tarifs.


Il faut néanmoins tenir compte des rendements croissants d'adoption (même si on me propose un meilleure système de messagerie instantannée que MSN Messenger, tous mes contacts l'utilisent alors je ne serais pas prèt à y renoncer!), et donc prévoir l'interopérabilité pour envisager concurrencer un site communautaire existant.
  • Traitement de cette MP :La propension à payer d'un sponsor est dépendante du nombre d'utilisateur mais aussi de l'efficacité de l'interaction envers eux!
Il faut donc

- parvenir à cibler/qualifier cette audience notamment grâce à l'activité de l'utilisateur sur le site (navigation sur certaines rubriques, participation à certains forums, questionnement direct, renseignement rendus nécessaire par la nature même du webservice (si je créé un service de calcul d'itinéraires sur mon sites, il est simple pour de qualifier mon audience en temps réel pour faire de la publicité pour les stations services/hotels / points d'intérêt à proximité en raison de la nature même du service, par exemple ...)


-faciliter l'interaction et la rendre la plus efficace possible sur un principe gagnant gagnant.

  • Il est alors possible de vendre l'interaction

"En particulier, l'articulation entre charges fixes (liées à la présence sur la plateforme) et variables sera conditionnée par la capacité des utilisateurs finaux à négocier directement entre eux, plutôt que via la plateforme. Ainsi dans le cas d'une foire commerciale, il sera en général difficile pour l'organisateur de contrôler la réalisation de transactions entre acheteurs et exposants. dès lors, la tarification sera basée prinsipalement sur l'accès. (Concurrence et régulation sur les marchés de plate-forme: une introduction. Xavier Wauthy, CEREC-FUSL et CORE-UCL)  


Cela peut-être différent sur internet?

Internet permet une réelle interaction mais également un réel calcul de l'impact de cette intéraction sponsor / utilisateur (par exemple dans la publicité on paie quelquefois au double clic, pour l'affiliation des cookies permettent de rémunérer l'editeur parce qu'un de ses visiteurs à acheter un produit en ligne dans les 2mois après avoir cliquer sur la publicité...; certains sites de crowdsourcing ne paient que pour les contributions voire les contributions retenues) .


Il est donc possible de facturer au sponsor un montant par interraction voire par interraction "réussie". Pour parvenir à un niveau d'efficacité satisfaisant il est nécessaire de limiter le nombre de sponsors. L'exclusivité est d'ailleurs un des facteurs majeurs pour lequel le sponsor est prêt à payer une somme fixe (ex : droit pour être le seul sponsor le maillot de l'équipe de foot) ce qui permettrait d'assurer une rente au site communautaire.


Cette exclusivité peut-être limité à une rubrique ou à un type d'utilisateur (pour poursuivre l'exemple du webservice de calcul d'itinéraire, je vends l'exclusivité des hotels apparaissant sur la carte à Accord ; ou je peux vendre l'exclusivité de l'affichage aux "hotels formule 1" si l'utilisateur est CSP basse et aux hotels "NOVOTEL" si c'est une CSP supérieur.  

 J'aimerais avoir votre avis SVP.



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