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10 oct. 2011

Alexandre Malsch CEO de Melty.fr : témoignage d'un jeune entrepreneur qui réussit

J’ai eu la chance de visiter les locaux de Melty.fr et de rencontrer son jeune CEO Alexandre Malsch ! “Je m’en va vous compter son histoire” ^^



  Lyonnais d’origine, écolier moyen, nul en Math mais bon en physique et passionné par l’informatique, Alexandre Malsch s’ennuie lors d’un voyage scolaire à l’étranger. Il parcourt alors le Web français à la recherche d’infos qui l’intéresse “lui”, jeune “normal” de 15 ans. Il se rend compte qu’il est obligé de parcourir de nombreux sites d’informations voire portails pour trouver tant bien que mal de quoi lire… il se met alors en tête de créer un site d’actualité regroupant uniquement l’ensemble des sujets intéressant les jeunes : le projet à l’origine de ce qui deviendra melty.fr était né !

Chemin faisant, Alexandre réussi son Bac S “à l’arrache”, pour reprendre ses mots mais parvient à rejoindre Epitech. Ces années au sein de l’école parisienne sera une étape déterminante dans l’aboutissement de son projet! 
 
Grâce à son talent de programmeur, Alexandre est rapidement repéré par ses professeurs, qui lui confient même le soin de dispenser des cours à d’autres élèves de l’école. Mieux, on lui arrange un emploi du temps sur mesure, lui permettant de mener à  bien son projet d’entreprise en parallèle de son diplôme d’ingénieur.
Enfin c’est également à Epitech qu’Alexandre rencontrera le co fondateur de la société qui deviendra meltyNetwork, Jeremy Nicolas avec qui il peaufinera le concept d’origine et crééra Melty.fr.

Alexandre le reconnait : “il est plus simple de se lancer dans l’entrepreneuriat quand tu es encore étudiant parce que tu es déjà abitués à manger des pâtes! Et puis tu as tout un réseau de personnes autour de toi qui pourront t’accompagner dans ton projet”.

Qu’est-ce que MeltyNetwork ?

Melty.fr est le 1er groupe media Français Pure Player à destination des jeunes.
Ok ça en jette mais concrètement?
Il s’agit d’un “magazine web” sur l’actualité, le divertissement et les tendances à destinations des 18-30 ans entouré de 4 autres sites thématiques, meltyBuzz.fr, meltyStyle.fr, meltyFashion.fr et également fan2.fr.




Ce site est devenu une véritable institution du web français avec plus de 6,5 millions de VU (visiteurs uniques) sur l’ensemble des sites du réseau Melty Networks ! Je vous laisse contempler les statistiques du seul site Melty.fr qui laissent rêveur (malgré que le mois de septembre synonyme de rentrée soit bien entendu le pire mois pour Melty) :



Comment expliquer le succès de Melty?

Le site, il faut le reconnaitre, est très réussi ! Le design est agréable et efficace. Melty propose également des fonctionnalités en avance sur son temps. A titre d’exemple, on pourrait citer la fameuse Board, mais plus près de nous on peut souligner le fait que Melty intègrait un “Ticker maison” affichant en temps réel l’actualité du réseau et de vos contacts Melty bien avant que Facebook ne s’y mette lui aussi.
Mais, s’ils contribuent au succès de Melty, ces éléments n’en sont pas la clé de voute ! Le front office n’est à mon sens que la partie immergé de l’iceberg Melty
En effet l’avantage concurrentiel de Melty tient à mon sens davantage dans sa technologie qui confère au site une vraie fluidité dans la navigation et une grande rapidité de chargement des pages mais encore plus dans son Backoffice qui assiste l’ensemble du travail des équipes de rédactions (voire le très bon article de Fred Cavazza) !

Melty un vrai Pur Player !

  • Qui créé des contenus pour le web

Contrairement à beaucoup de magazines traditionnels qui voient en Internet un moyen d’accroitre leur lectorat et transposent, en partie ou de façon modifié, leurs contenus créé pour le papier sur leurs sites Internet, Melty créé des contenus POUR internet sur un outil dédié, et cela change tout !
En effet, traditionnellement, les acteurs de la Presse essaient de cerner l’actualité qui intéressera leurs lecteurs papiers. Ils rédigent leurs articles pour le magazine puis, ils essaient d’optimiser ce contenu pour le référencement au moment de le transposer sur le web.
Chez Melty il n’y a pas de version papier, la démarche est inverse et le backoffice permet une approche quasi scientifique de la rédaction web ! En effet, les rédacteurs en chef ont, au jour le jour, des tableaux de bords qui leur présentent les thématiques les plus recherchées par les internautes sur les moteurs de recherches / réseaux sociaux et aussi sur Melty. C’est sur la base de ces indicateurs stratégiques, conçus en interne et reposant sur des algorithmes puissants, que les rédacteurs en chef confient à leurs pigistes/journalistes la rédaction d’articles pour répondre à cette demande des internautes. Autrement dit, avant même que l'article soit écrit on sait déjà qu’il sera lu!
Il ne s’agit pas juste pour autant de faire du contenu pauvre au kilomètre. Melty fait un vrai travail de journalisme n’hésitant pas à réaliser de vrais reportages notamment vidéos (pour l’anecdote l’équipe Melty recevait ses nouvelles lorsque j’ai réalisé l’interview).
  • Suivi post publication et animation de la communauté de lecteurs
Cet effort d’optimisation amont se poursuit une fois les articles publiés.
Si chez Melty, plus qu’ailleurs encore, le SEO est au cœur des préoccupations, les rédacteurs qui doivent créer du contenu de qualité, unique et engageant afin que lecteur prenne plaisir à lire les articles Melty et ait envie de commenter, aimer, partager sa lecture (SMO oblige car le trafic de Melty n’est pas lié au seul référencement naturel dans les moteurs de recherche, mais aussi au repartage du contenu sur les Médias Sociaux, principalement Facebook).
Nulle place n’est laissée à l’amateurisme ou au hasard, toutes les statistiques sont traquées de près, analysées et reportées dans le Backoffice dans un soucis d’optimisation. En milieu de journée les rédacteurs en chef analysent, avec chaque journaliste dont ils ont la responsabilité, le bilan des articles qu’il a publié la veille pour voir ce qui a bien marché ou non, capitaliser des bonnes pratiques, ou simplement ajuster des détails.
Afin de sensibiliser ses rédacteurs à cette réalité Alexandre a une approche très intéressante :
en réalité chez Melty c’est le rédacteur lui-même qui est en charge de la modération de ses articles. Ce qui, permet de se prendre en pleine face les retours positifs ou négatifs de ses lecteurs et d’adapter sa plume et de créer une vraie proximité/complicité des rédacteurs avec leurs lecteurs.
Autre avantage non négligeable, cela permet d’éventuellement sentir les tendances qui échapperaient encore aux algorithmes de la maison.

Quel est le Business Model de Melty?

Melty a, à ce jour, levé entre 400 et 500 k€ auprès de Bouygues Initiatives, de IONIS Education Group et de Pierre Chappaz (l’un des cofondateurs de Kelkoo devenu business angel en parallèle de la gestion d’ebuzzing pour ceux qui ne le connaitraient pas encore) ce qui est pas mal mais pas énorme pour faire tourner une équipe qui comporte aujourd’hui 20 salariés !
Ces capitaux “limités” ont contribué au succès de Melty en l’obligeant à générer des revenus et à ne pas “bruler tout le cash” en dépenses improductives.

Cela ne signifie pas que Melty a immédiatement trouvé son modèle économique ! Comme beaucoup de startups, l’entreprise s’est d’abord cherchée (importance du "pivot"), commençant par un modèle d’ “agence web” spécialisée dans les technologies Microsoft puis comme vendeur d’une technologie CMS maison… Avant de finalement se positionner dans un modèle d’éditeur ! Leur métier consiste désormais à créer de l’audience ET à la monétiser

En effet la régie publicitaire est gérée en interne! Cela permet une grande souplesse pour la réalisation d’opérations spéciales, de connaitre les attentes des annonceurs et de proposer des formats adaptés. Mieux encore, Melty est capable grâce à ses algorithmes de générer une audience très préciseà un instant pour répondre au besoin d’un annonceur!
Enfin et surtout cela permet à Melty de récupérer une part importante de la valeur ajoutée et d’assurer sa rentabilité (l’entreprise devrait l’être cette année avec plus d’1,5 million d’euros de CA)!


Pour résumer, quelle est la formule magique du succès de Melty?
De l’excellence technique, une bonne dose de SEO, des contenus de qualité, un design sympathique, une immense rigueur et une équipe dynamique ! En effet, c’est le professionnalisme de l’équipe pourtant très jeune, qui m’a le plus impressionné lorsque que j’ai pu visiter leurs bureaux situés au Kremlin Bicêtre !

Le mot du patron

J’ai posé une petite question qui me tenait à cœur, moi qui ait le profil exactement inverse (c’est un programmeur à la base et moi suis un gestionnaire, pas un techos) : "est-ce que tu continues à coder pour Melty ? Et sinon est-ce que c’est frustrant ?" (j’ai posé la question parce moi en tant que cofondateur d’une startup je suis très frustré de ne pas savoir coder). 
 
Comme je le présentais il n’a évidemment plus le temps de coder en tant que CEO… Et oui il est peu frustré de temps en temps !Mais il m’assure qu’il arrive à faire une entière confiance à ses collaborateurs et à déléguer plutôt que vouloir tout faire lui-même !

Quoi qu’il en soit il reconnait que c’est un avantage de ne plus coder pour laisser la technique à sa place : “c’est moyen et pas une fin !” 
 
Par contre ses connaissances techniques lui permettent de relativiser ou non les contraintes évoquées par les programmeurs : “je serais capable de le voir si on essayait de me dire qu’il faut 3 jours pour réaliser un travail faisable en quelques heures !” 
 
Je peux témoigner, cela n’empêche pas néanmoins Alexandre de garder son âme de Geek!
J’en veux pour preuve qu’il a m’a coupé au milieu de l’interview pour courir montrer à son équipe qu’il avait réussi à avoir un écran bleu sur windows8 ! Si cela ne vous suffit pas voici quelques photos de la grotte euh des serveurs de Melty ^^ :






Au final, je remercie Alexandre Malsch et l’équipe Melty pour leur accueil. Cela fait plaisir de voir des entrepreneurs qui réussissent et qui savent rester accessibles ! Je crois qu’il sera un mentor pour beaucoup d’entrepreneurs du web français comme le sont PKM ou Marc Simoncini avant lui, rien d’étonnant qu’il ait été pressenti pour le Hubaward 2011 !




23 mai 2011

Le portage salarial : un bon moyen de démarrer sa vie d'entrepreneur ?

Le portage salarial, un bon moyen de démarrer votre activité d'entrepreneur en vous soulageant des contraintes administratives, en limitant votre prise de risque et en vous concentrant sur votre activité?



Je vous parlais il y a quelques jours du dilemme que rencontrent de nombreux entrepreneurs : faut-il conserver une activité parallèle à votre projet, ou se focaliser UNIQUEMENT sur celui-ci pour lui donner toutes les chances d’aboutir ? En effet il ne faut pas nier la réalité : lorsqu’on créé son entreprise il est difficile de se verser un salaire les premiers mois voire les premières années et il faut bien vivre ou au moins survivre en attendant ! Dans le même temps, garder une activité parallèle risque de vous disperser et de vous empêcher de mener votre projet à bien dans les temps !

Pour résumer brièvement mes propos, je vous démontrais qu’il y avait deux alternatives majeures qui s’offraient à vous…

1) Retarder la création de votre entité juridique

Si vous n’avez pas assez d’économie ou de trésorerie pour vous verser un salaire alors, vous avez intérêt à avancer un maximum sur votre projet avant de créer officiellement votre structure juridique : car qui dit société dit charge et dit procédures administratifs chronophages. Cette alternative peut impliquer de survivre provisoirement avec vos indemnités chômages ou vos économies, ou encore de tenter de cumuler votre travail salarié ou vos études avec la création de votre projet. Cette possibilité est bien entendue épuisante mais a le mérite de vous assurer un maximum de sécurité.

2) Utiliser votre entité juridique pour proposer des prestations complémentaires avec votre projet

Une autre alternative que je vous suggérais était de créer votre structure afin de pouvoir choisir les activités rémunératrices que vous conserverez (par opposition à un poste de salarié). Puisque vous serez votre propre patron vous pourrez proposer, via votre structure juridique, des prestations qui soient complémentaires avec votre projet afin de capitaliser (pour votre propre projet) ce travail réalisé initialement pour le compte d’autres sociétés (étoffer votre carnet d’adresse ou de monter en compétence sur tel ou tel domaine qui vous sera utile pour votre projet…). Cette seconde alternative est plus risquée mais vous donne davantage d’autonomie.

Mais n’existe-t-il pas finalement une troisième alternative qui permettrait de tirer le meilleur des deux précitées ? 

Et bien peut-être que si … J’ai nommé : « le portage salarial » ! En effet, ce statut bien moins connu que celui d’auto entrepreneur présente de nombreux avantages.

A dire vrai, bien que j’ai étudié ce statut lors de mon Master en Management de l’innovation son existence m’était un peu sorti de l’esprit… Aussi, lorsque la société ABC Portage m’a proposé de rédiger un article sponsorisé (publi-rédactionnel) sur ce thème j’ai décidé d’accepter car je pense que ce sujet intéressera nombre d’entre vous (et parce qu’on ma laissé carte blanche quand à son contenu).

Le portage salarial qu’est ce que c’est ? Définition du portage salarial

La loi de modernisation du marché du travail du 25 juin 2008 définit le portage salarial comme 
"un ensemble de relations contractuelles organisées entre une entreprise de portage, une personne portée et des entreprises clientes comportant pour la personne portée le régime du salariat et la rémunération de sa prestation chez le client par l'entreprise de portage. Il garantit les droits de la personne portée sur son apport de clientèle."

Contractuellement comment fonctionne le portage salarial ?

Le portage salarial est basé sur une relation tripartite entre un consultant, une entreprise et une société de portage salarial. Il y a 2 voire 3 contrats qui assurent le bon fonctionnement du portage salarial.

Tout d’abord l'entreprise (votre client final) et la société de portage sont engagées par un contrat commercial (aussi appelé contrat de mission). Il s'agit d'un contrat classique qui doit mentionner la nature de la prestation à effectuer (par vous), les dates de début et de fin de la mission, ainsi que les modalités de paiement.

Ensuite, la société de portage et le consultant sont liés par un contrat de travail. Si le consultant se charge de la recherche de ses missions, la société de portage s'occupe elle de la gestion administrative de son activité.

Enfin, un troisième contrat nommé “convention d'adhésion” peut également être signée entre vous et la société de portage pour prévoir les modalités de refacturation de vos honoraires ainsi que les prestations annexes qui vous seront proposées (adhésion à une mutuelle, à un CE …).

On parle de portage salarial quand : « une personne [vous] effectue une prestation (souvent en tant que consultant) pour un client final [une entreprise tierce] et que celui-ci verse les honoraires qui lui sont facturés [par vous] auprès d'une société de portage qui [vous] les rétrocède au consultant sous la forme d’un salaire, après déduction des cotisations sociales (patronales et salariales) et d'une commission [frais de gestion].
On pourrait schématiser le portage salarial ainsi :



Autrement dit, le portage salarial vous permet de faire facturer des prestations de services, que vous réalisez pour le comte d’un client final, par une société tierce (la société de portage) qui vous considèrera en quelque sorte comme son salarié !



Les avantages du portage salarial sont donc évidents :


Vous bénéficiez de la même autonomie dans le choix de vos clients et de vos missions qu’aurait un travailleur indépendant tout en ayant la sécurité (la garantie accident du travail, les indemnités maladie-maternité, les prestations du Pôle Emploi, couverture en responsabilité civile professionnelle…) et la tranquillité administrative associée au statut de salarié puisque c’est la société de portage qui prend en charges ces formalités.

Contrairement à un travailleur indépendant, recourir au portage salarial vous permet de préserver vos avantages sociaux comme la sécurité sociale, l’assurance chômage, la prévoyance régime Syntec, la retraite, la retraite complémentaire, la mutuelle optionnelle, le plan d’épargne entreprise…

Enfin, pour plus de sérénité encore, certaines société de portage prenant même à leur charge la gestion des impayés (c'est le cas d'ABC Portage notamment)!

Quels sont les inconvénients du portage salarial? 

 

Son principal handicap (par rapport à l'auto-entreprise) est son coût. En portage le revenu net avant impôts est d'environ 50% de la facturation HT contre un revenu d'environ 77% après impôts pour l'auto-entreprise.

Mais, contrairement au statut d’auto-entrepreneur si vous optez pour le portage salarial vous ne serez pas plafonné en termes de chiffre d’affaire. Ainsi, des consultants de plus en plus nombreux ont compris l'intérêt de faire cohabiter une partie de leur activité en portage salarial et une autre partie en auto-entreprise. Le portage salarial est ainsi utilisé pour répondre très rapidement à une offre de mission, déduire des charges de fonctionnement (frais de voiture, affranchissement, micro-ordinateur etc.) ou pour accepter de nouvelle missions au-delà de la limite de chiffre d'affaires de l'auto-entreprise (32 000 euros en prestations de services).

Voici un tableau synthétique qui récapitule les principales différences entre l’auto-entreprise, le statut d’indépendant et le portage salarial.




Maintenant que vous en savez plus sur le portage salarial peut-être vous demandez vous si ce statut est pour vous?

A qui s’adresse le portage salarial ?

  • Le portage salarial peut intéresser des personnes aux profils très différents:

- Le consultant ou l'indépendant souhaitant se libérer des contraintes administratives, comptables et fiscales pour se consacrer exclusivement à son métier.

- Le créateur d'entreprises soucieux de tester son projet et trouver ses premiers clients avant de créer sa société

- Le cadre en activité à la recherche d'une solution pour facturer des missions.

- Le sénior ayant l'intervention de conserver une activité professionnelle pour cumuler emploi et retraite.

- Le jeune diplômé à la recherche d'une première expérience professionnelle

  • et pour des métiers très variés :

Le portage salarial est compatible avec toutes les activités intellectuelles ou administratives (à l'exception des professions réglementées) et peut être envisagé pour des prestations aussi différentes que : Informatique, Formation, Audit, Marketing, Qualité, Expertise technique, Communication, Management,
Webmastering, Graphisme, Traduction, ...


Vous voilà rassuré le portage salarial peut tout à fait correspondre à votre activité? Il reste cependant un point très important que nous n’avons pas abordé… c’est bien beau mais ça coute combien tout cela ?

A combien s’élèvent les frais de gestion des sociétés de portage ?


Le site de l’APCE parle en moyenne de 5 à 15% du CA HT, pour sa part ABC Portage la société commanditaire de cet article annonce des frais de 3 à 10% du CA HT :

Barème des frais de gestion chez ABC Portage

- de 0 à 5 000 euros HT :

FG = 10%

- de 5 001 à 10 000 euros HT :

FG = 8%

- de 10 001 à 15 000 euros HT :

FG = 7%

- de 15001 à 20 000 euros HT :

FG = 6%

- de 20 001 à 25 000 euros HT :

FG = 5%

- de 25 001 euros HT et + :

FG = 3%


Vous pouvez si cela vous intéresse,  faire une simulation plus précise sur le site d’ABC Portage pour estimer le salaire qui vous serait reversé (simulateur de salaire portage salarial) dans le cadre d’un portage salarial selon le montant mensuel que vous facturez à vos clients.

Ces frais varient de façon dégressive selon le volume de votre CA mais aussi d’une société de portage à l’autre ! Prenez donc le temps de comparer ! Mais attention, il y a de grandes disparités dans les prestations proposées…

A titre d’exemple ABC Portage propose de nombreuses prestations à ses consultants comme l’assistance à la négociation, des formations, la mise à disposition de locaux pour recevoir vos clients, un CE, la gestion des frais de mission… alors que d’autres sociétés de portage peuvent vous offrir uniquement la gestion administrative, et donc peut-être des frais de gestion un peu moins élevé.
A vous donc de bien réfléchir à ce dont vous avez vraiment besoin avant de choisir votre société de portage et à faire, en bon dirigeant Homo Economicus rationnel, le rapport frais de gestion qualité de la prestation proposée!

J’espère que ces éléments vous auront permis d’en savoir plus sur cette alternative à l’auto-entreprise qu’est le portage salarial. Si vous souhaitez en savoir encore davantage je vous invite à consulter le site de la Fédération Nationale du Portage Salarial.

Cet article vous fait réagir? N'hésitez pas, laisser un commentaire! 





15 mai 2011

Entrepreneurs : faut-il garder une activité rémunératrice parallèle?

Quand on est entrepreneur, garder une activité rémunératrice parallèle ne revient-il pas à courir deux lièvres à fois? 



Créer une société demande énormément d’énergie et de temps comme j’ai déjà eu l’occasion de l’expliquer ( voire : entrepreneurs des hommes à tout faire). On a bien souvent des journées et même des nuits bien remplies pour tenter de mener à bien son projet…

Dans le même temps, quand on lance sa société, surtout quand c’est dans le Web (et surtout si on ne fait pas du e-commerce) le chemin vers la rentabilité n’est pas un long fleuve tranquille : au mieux il sera simplement long ^^

Aussi, dans le Web, plus qu’ailleurs encore : quand on créé sa société il est bien souvent illusoire d’imaginer pouvoir se “sortir” un salaire les premiers mois et la ou les premières années.
Dès lors, comment faire pour vivre en attendant? Faut-il conserver une activité rémunératrice parallèle au risque de manquer de temps pour mener à bien son projet?

Nous exclurons de la réflexion les cas suivants :
1) Papa est riche et sponsorise mon lancement dans la vie active
2) Ma femme est pleine aux as et a toujours révé d’épouser un entrepreneur
3)J’ai fait une prestigieuse école de commerce et j’ai levé des fonds avant même d’avoir générer le moindre CA. Je n’ai même pas financé moi même un prototype et je me verse un salaire régulier honorable. 


Mis à part ces quelques cas qui sont loin de représenter la majorité des entrepreneurs du Web la plupart ont une famille à nourrir ou au minimum eux même ne serait-ce qu’à grand coups de pâtes aux Ketchup!
C’est un vrai dilemme que j’ai personnellement vécu… et qui je pense concerne la plupart des entrepreneurs un jour ou l’autre !
Le présent billet, a pour but non de donner une réponse tranchée mais de vous permettre d’alimenter votre réflexion et j’espère d’ouvrir le débat si certains entrepreneurs acceptent de partager leurs expériences en commentaires…


Tout d’abord c’est vrai que mon premier sentiment est de dire : si vous vous lancez dans entrepreneuriat c’est pour que ça finisse par être votre source de rémunération principale, sinon à quoi bon se lancer. Aussi, y aller sans le filet consistant à garder une activité parallèle (bien entendu en prévoyant une trésorerie suffisante pour pérenniser votre structure) peut être un bon moyen de pression pour vous pousser à rapidement faire rentrer du cash à votre entreprise!
Si vous voulez que votre projet aboutisse, il faut lui donner toutes les chances d’y parvenir et donc en faire votre priorité… 

Si vous faites ce choix audacieux voici quelques conseils que je vous donnerais.
Retardez au maximum la création de la structure juridique. Si le développement n’est pas sous traité notamment et que vous n’avez pas besoin de beaucoup acheter de choses assujetties à la TVA (gardez toutes vos factures, vous pourrez au moment de la signature des statuts prévoir le remboursement des dépenses engagées pour une société en création) je vous conseille d’attendre d’avoir quasiment une version à mettre en ligne avant d’immatriculer votre société! Attention, cela ne signifie pas vous renseigner à la dernière minute sur les formalités administratives (je vous conseille au contraire d’avoir tout ça de prêt à l'avance) ou de n’avoir aucun pacte ou autre contrats écrit entre associés sur la future répartition des parts et des tâches, bien au contraire! Mais, qui dit société dit charge : vous n’y échapperez pas donc autant retarder si possible l’échéance.

Dans le même ordre d’idée : entreprendre c’est accepter de prendre des risques et de faire des sacrifices ! Il ne faut pas se leurrer avant de réussir, si vous réussissez un jour, vous allez galérer !
Préparez vous à cela et acceptez de réduire votre train de vie et de ravaler votre orgueil voire à passer pour un radin.
Ce qui est vrai au niveau de vos dépenses personnelles l’est encore plus au niveau de votre entreprise : ne chercher pas forcément à vouloir vous offrir 3 moniteurs 30’ pour un confort de développement…
Au début, fuyez particulièrement les couts fixes (abonnement et autres) même s’il vous faut au début payer un prix variable plus élevé : le nerf de la guerre sera bien vite pour vous la trésorerie. Il sera temps de chercher les économies d’échelles une fois que vous aurez du volume, autrement quand votre activité commencera à prendre…

Prévoyez un modèle de revenu qui vous permette de générer du cash de façon directe : compter sur la publicité est bien souvent illusoire à courts et moyens termes. Le Freemium semblent désormais s’imposer sur Internet et je pense que prévoir une composante payante à son business model est un choix plus raisonnable si vous ne comptez pas lever des fonds rapidement et que vous comptez vivre de votre projet “rapidement”.


Maintenant si vous faites le choix, ou si vous êtes contraint aux vues de la réalité économique, de garder une activité rémunératrice parallèle (que ce soit en ayant un poste salarié à côté ou en proposant des prestations annexes via votre société) veillez à ce que cette activité soit complémentaire avec votre projet. Celle-ci peut par exemple vous permettre d’étoffer votre carnet d’adresse ou de monter en compétence sur tel ou tel domaine qui vous sera utile pour votre projet. Si vous y parvenez vous perdrez moins de temps dans la réalisation de votre projet ou du moins vous récupèrerez une partie de ce temps “perdu”.

Faites très attention de ne pas laisser passer le bon timing ! Ce n’est pas tout d’avoir la Bonne Idée, il faut l’amener sur le marché au bon moment. Je crois que pire que de “ne pas lancer son projet” ou pire que “lancer son projet et échouer” c’est de lancer quelque chose à moitié qui n’est “ni fait ni à faire” pour lequel vous garderez le sentiment que le projet aurait pu réussir mais que vous n’avez pas mis les moyens d’y arriver…

De plus, si vous faites d’autres choses à côté, le projet risque même s’il ne perd pas de sa pertinence s’éterniser et vous pourriez petit à petit perdre votre motivation.


Je conclurais par une anecdote personnelle vécue récemment. Alors que j’expliquais à un investisseur que j’avais privilégié jusqu’ici l’autofinancement en proposant des prestations annexes via ma société, il m’a répondu “si vous n’avez pas pris le risque de tout lâcher pour votre projet c’est que vous n’y croyez peut-être pas suffisamment?”. Cet homme n’a certainement jamais entrepris et ne sait rien des sacrifices que j’ai pu consentir depuis la création de ma société… Néanmoins cette réflexion a le mérite de montrer, sans vouloir généraliser, que votre façon de gérer ce dilemme n’est pas neutre sur l’image que peuvent avoir de futurs investisseurs sur vous et votre projet… 

Et vous, vous en pensez quoi du fait de garder une activité à côté?

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4 mars 2011

Les entrepreneurs ne se contentent pas d'aimer le risque : ils acceptent l'incertitude !

Les capitaux  risqueurs  aiment le risque les entrepreneurs aiment l’incertitude…



A première lecture, vous pourriez dire que je joue sur les mots… Et bien non, il s’agit d’une nuance voire d’une différence FONDAMENTALE pour comprendre les entrepreneurs!

En effet, et toute personne sensibilisée aux probabilités vous le dira : l’'incertitude et le risque recouvrent tous deux la possibilité d’évènements dommageables dans une situation donnée (relativement à celle d'évènements plus favorables ressortant de la même situation) MAIS, le risque est mesurable alors que l’incertitude ne l’est pas !

Le présent billet essaiera donc de démontrer les implications de cette différence entre risque et incertitude pour un entrepreneur!


Définition de la notion de risque:


Quand on peut estimer de façon suffisamment précise la fréquence et l'étendue d’un évènement on peut parler de risque.

Autrement dit, on peut parler de risque lorsqu’on peut estimer la probabilité qu’un évènement dommageable survienne et son niveau de gravité.

En effet le risque est habituellement mesuré en même temps par :

  • la probabilité (fréquence attendue) d'une perte
  • et l'importance possible de cette perte (un montant monétaire lorsque de l'argent ou du patrimoine est en jeu).

Les probabilités sont généralement tirées de statistiques empiriques indiquant la distribution (fréquence) d'évènements passés ou liés à des règles fixes.

ex : Avant même de jouer au Loto, nous ne connaissons pas le résultat, mais nous connaissons la probabilité de gain liée au nombre de boules et au nombre de tirages. Le risque de gain est d’ailleurs si faible qu’il devrait nous dissuader de jouer…

Chaque individu normalement constitué a un degré plus ou moins fort d’aversion au risque.

Définition de l’incertitude


A l'inverse du risque, l'incertitude est un aléa non mesurable.

L'incertitude s'applique à des territoires nouveaux, des situations nouvelles, sur lesquelles les statistiques d'évènements similaires sont indisponibles ou non pertinentes.

Ex : Ici, il n’est pas question de tirage parmi une population connue, mais de choix dont les conséquences sont à venir. Par exemple, le résultat d’un match est incertain; ou encore, les conséquences d’une rencontre amoureuse…



L’entrepreneur innovateur est peu averse au risque, mais surtout il est peu averse à l’incertitude !


Les articles nous expliquant que "les entrepreneurs sont peu averses au risque, que ce soit sur des blogs ou dans le monde de la recherche, sont très nombreux. Mais,  je pense pour ma part que ce qui différencie vraiment l’entrepreneur du reste des hommes c’est son degré moindre d’aversion à l’incertitude!

Je m’explique, si dans certains cas la décision de créer, ou même de reprendre, une entreprise relève d’un choix où le risque est mesurable, je pense qu’il ne s’agit que d’une part infime des cas !

En effet, si vous racheter la pizzéria d’un de vos amis partant à la retraite, qu’il vous fourni le bilan des vingt dernières années, que la pizzeria est implantée dans une commune dont la population est relativement fixe, que l’ensemble de la zone de chalandise est verrouillée… alors peut-être pourrez vous sortir des probabilités fiables pour réaliser votre business plan!

Mais cela nécessitera encore un gros travail pour modéliser des facteurs variables comme le cours du blé impactant le prix de revient de la pâte, ou du lait celui le fromage,  etc.…

S’il s’agit d’ouvrir un nouvel établissement vous pourrez alors essayer de recourir à une étude de marché. Si celle-ci est bien faite, sur un échantillon suffisamment étendu et représentatif, là encore on peut considérer que vous obtiendrez des données “fiables”…

Vous pourrez alors décider d’entreprendre, ou non, selon le niveau de risque que vous aurez estimé (en le comparant au gain possible) et votre degré d’aversion à celui-ci… D’ailleurs tout investisseur sera bien heureux de vous rencontrez, y compris un banquier!

Mais malheureusement dans bien des cas, et plus votre projet sera innovant plus ce sera le cas : vous ne pourrez pas obtenir des données fiables pour établir des probabilités ! En effet, comment réaliser l’étude d’un marché qui n’existe pas encore? ^^

Oui, si vous êtes un entrepreneur innovateur vous devrez vous jetez dans le vide de l’aléa, sans le filet que sont les probabilités : vous devrez accepter d’affronter l’incertitude !

Entrepreneurs, vous êtes peu averses à l’incertitude : tout le monde ne l’est pas !


Oui, vous savez que vous n’avez pas toutes les informations nécessaires en votre possession pour estimer le risque que vous allez prendre en entreprenant… mais ce projet vous tiens à cœur et vous assumez cette incertitude...Cela signifie t-il qu’il faut foncer tête baissée?

Loin de là, comme je l’ai expliqué dans un article intitulé “startup faut-il faire une étude de marché?” .

Dans ces cas où les données chiffrées "fiables'" manquent, une certaine vision du futur est quand même nécessaire pour prendre des décisions. Il est alors nécessaire :

  • d'établir des scenarii, hypothèses, solutions alternatives...
  • en accompagnant chacun de ces cas de figure d'une probabilité subjective (appelée probabilité conditionnelle, ou probabilité bayésienne pour), voire en ayant recours à la logique floue .

D’ailleurs, quand vous rédigerez votre Business Plan, pour la partie financière vous aurez à imaginer différents scenarii du plus pessimiste au plus positif…

Cette façon de faire vous permettra d’envisager des solutions alternatives ou plan B, ou C avant que ne survienne une éventuelle situation de crise où vous auriez tellement la tête dans le guidon que vous auriez du mal à prendre de bonne décisions…

De plus, cette démarche vous permettra de rassurer de potentiels investisseurs.

Ne vous leurrez pas, vos potentiels investisseurs savent comme vous que votre business plan est faux (ce n’est qu’un prévisionnel) ! Mais : ce qu’ils regarderont c’est sur quelle base vous formulez vos hypothèses et ils estimeront ainsi si elles sont crédibles ou non.

Si par exemple vous  visez la vente de x abonnements premiums la premières années, il serait judicieux (pour ne pas dire indispensable) d’expliquer comment vous comptez vous y prendre et ce qui vous a amené à formuler cette hypothèse : stratégie commerciale prévue, force commerciale allouée à cette tâche, technique et argumentaire de vente envisagés…

Si vous faites bien ce travail alors vos investisseurs jugeront vos hypothèses crédibles : et donc comme des probabilités! Ils ne considèrerons plus être en situation d’incertitude mais bien de risque et pourront alors envisager sérieusement d’entrer dans votre capital s’ils jugent ce risque acceptable… 

Alors, je vous ai convaincu? Vous ne direz plus que les entrepreneurs sont moins averses au risque que la moyenne mais plutôt qu'ils sont moins averses à l'incertitude?


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Innover dans le Nord : c'est pas si chaud de créer une entreprise innovante !

Vous portez un projet innovant et souhaitez faire de votre  idée une entreprise innovante rentable?

C’est une formidable aventure que vous envisagez !

Pour être moi même entrepreneur, il faut bien le reconnaitre ; créer son entreprise demande énormément de temps et d’énergie!

Dans ce contexte, tous les coups de pouces sont donc les bienvenus!

Malheureusement, si des organismes sont là pour accompagner les créateurs d’entreprises, ils sont bien souvent dispersés et il est difficile de savoir à qui s’adresser!

Et bien, la Région Nord Pas de Calais propose il me semble une réponse originale en offranr un accompagnement personnalisé ou coaching individuel pour les porteurs de projet innovant!



Cela permet au porteur de projet d’être accompagné par un interlocuteur unique tout a long du processus de développement de son projet! En plus d’apporter une expertise méthodologique et des conseils sur les financements possibles dans la région etc. cela a l’avantage d’avoir un avis extérieur au projet !

Cette approche est présentée dans un petit guide que vous pouvez télécharger ici : http://www.jinnove.com/fr/Media/Files/Autres/GUIDE_CEI

En plus de présenter cette démarche vous y retrouverez une foule de renseignements utiles et les acteurs à connaitre si vous souhaitez créer une entreprise innovante dans le Nord !

Autre information du 21 au 25 Mars 2011 c’est la fête la semaine de l’innovation. Si vous êtes porteur de projet notez ces dates d ans vos agendas et jetez un oeil au programme!

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26 nov. 2010

J'ai peur : et si les autres réussissaient !

Ceci est un petit billet d'humeur... Que ce soit dans la blogosphère ou dans le monde de l'entrepreneuriat certains semblent n'avoir rien compris !

Voici une petite liste non exhaustive des gens qui m'exaspèrent en ce moment:
  • ceux qui prennent le melon parce qu'ils ont un peu d'audience (voire beaucoup et alors ? )
  •  ceux qui te soulignent tes fautes d'orthographe dès qu'ils le peuvent parce qu'ils n'ont rien à dire sur le fond
  • mais les pires je crois : ceux qui ont peur de voir les autres réussir, des fois qu'on leur prenne leur place...

Je ne comprends pas ces gens là : on a tout intérêt à coopérer et à s'entraider entre blogueurs ou entrepreneurs! Des tas de projets végètent parce que chacun veut tout faire tout seul ou tout garder pour lui alors que 2 ou 3 de ces projets associés connaitraient le succès...

Bref, désolé pour ce coup de G... mais ça soulage !




17 nov. 2010

Montez votre startup en un weekend!

Monter une entreprise c'est super long! Pas si sûr : et si vous montiez votre startup en seulement 54 heures?

Le pari peut sembler un peu fou mais c'est là tout son intérêt...

Si vous n'avez pas deviné de quoi j'allais vous parler il s'agit du  concept de "startup weekend" !



Qu'est ce que le startup weekend? Il s'agit d'un projet né aux EtatsUnis et qui s'est propagé un peu partout dans le monde et même un peu partout en France et passeulement à Paris.

Voyez plutôt la vidéo de présentation du startup weekend Toulouse qui aura lieu du 26 au 28 Novembre 2010.


L'idée du startup weekend est de réunir le temps d'un weekend un max de personnes ayant pour ambition de se lancer dans l'aventure de entrepreneuriat. Que vous ayez une idée de projet ou non, quelque soit votre profil et vos compétences vous serez le bienvenu, l'important c'est juste d'avoir l'esprit startup !

Très vite après  l'arrivée sur place des équipes seront constituées autour des porteurs d'idées... à vous de vous montrer convaincant afin d'attirer au sein de votre équipe les meilleurs profils pour mener à bien votre projet.. Bien entendu, je ne serais  que vous conseiller de rechercher des gens ayant des  compétences complémentaires pour monter The Dreamteam..

Ensuite, a vous d'utiliser au mieux vos  2 jours de cohabitation pour faire avancer le projet au maximum et tenter de convaincre,un jury composé notamment  d'investisseurs du potentiel de votre startup !

A l'issue du weekend, si vous utilisez bien votre complémentarité et partez sur une bonne idée, vous aurez une très bonne base pour créer une v raie société ayant  déjà de la visibilité voir de potentiels investisseurs! Au pire, vous aurez passer un bon moment, élargie votre réseau et vécu une  superbe expérience...

Si je prend la peine d'écrire  un billet sur le sujet c'est que je trouve l'initiative très intéressante dans la mesure où trouver des associés est bien souvent une vraie galère. Je viens d'ailleurs moi même de lancer http://chercheassocie.blogspot.com/ afin de faciliter la mise en relation d'entrepreneur aux profils complémentaires...




Pour la petite anecdote j'ai mis en relation 2 entrepreneurs au profil complémentaire ce  weekend et ils vont a priori participer ensemble au startup weekend Toulouse ensemble du coup...  alors j'en profite pour leur souhaiter un bon courage, la chance n'a rien à voir là dedans ;-)





10 nov. 2010

Pour créer une startup : mieux vaut faire une école de commerce ou une école d'ingénieur ?

Est-il mieux de faire une école d'ingénieur en informatique ou une école de commerce prestigieuse pour lancer une startup?



Je ne vais pas me lancer dans une démonstration chiffres à l'appui que l'un ou l'autre de ces choix  est préférable en pointant le nombre de startup  issues de  l'une ou de l'autre de ces filières, leur taux de survie à 3ans,... si quelqu'un a des éléments là dessus qu'il n'hésite pas à en faire part en commentaire ce sera surement instructif,  mais ce n'est pas le propos premier de cet article...

A vrai dire créer puis diriger une startup nécessite des compétences transverses et multiples. Aussi que vous  fassiez le choix de l'une ou l'autre de ces formations, vous aurez des lacunes soit sur les enjeux techniques, soit sur les problématiques commerciales ! 
Je vous vois venir : "et bien il n'y a qu'à  faire une école d'ingénieur et enchainer sur un master plus orienté business pour avoir la double compétence"...
Ok, c'est une solution intéressante mais il me paraitrait un peu prétentieux de croire rattraper 5ans en une année, voire en un semestre, non? 
A vrai dire, à force de toucher à tout, on n'est plus spécialiste et donc plus le meilleur dans rien...

Second argument que vous me préparez j'en suis sûr : "et bien, un bon ingénieur qui aura fait ses armes en tant que salarié sera idéalement préparé pour lancer sa boite !" Bon, pourquoi pas,... mais moi je suis persuadé que se lancer dans l'entrepreneuriat juste après ses études voire pendant reste une très bonne chose: si vous avez  déjà l'idée pour votre projet quelle sera sa valeur  dans 5ans?

Et pourquoi cherchez vous tant à vous compliquer  la vie ? Il n'est pas rationnel économiquement de vouloir tout faire soit même quand on entreprend !
Pourquoi ne cherchez vous pas un associé aux compétences et donc bien souvent à la formation complémentaire à la votre?

Je pose la question mais je crois que je connais en partie la réponse : les écoles d'ingénieurs et les écoles de commerce sont bien souvent deux mondes séparés de manière bien étanche, deux mondes qui ne communiquent pas...
En réalité le problème ne vient pas tant du fait que l 'étudiant en école de commerce imaginerait son homologue ingénieur comme un geek à longue barbe vivant dans une grotte quand l'autre le considèrerait comme un marchand de tapis capable de refourguer une paire de lunettes à un aveugle: les mentalités ont bien évolué! Cela vient plutôt à mon sens de l'absence d'initiative de coopération entre les écoles des 2 filières!

En effet, il me semblerait pertinent que les écoles de commerce et les écoles d'ingénieurs organisent des rencontres entre leurs étudiants, par exemple sous la forme de speed dating, autour de l'entrepreneuriat !

Cela permettrait de créer startup ayant des porteurs de projets aux compétences vraiment complémentaires...

Peut-être ce genre d'initiatives existent-elles? En tout cas c'est loin d'être une généralité.
A titre d'illustration, j'ai cofondé sportganizer.com lorsque j'étais étudiant sur le campus grenoblois (IAE). Savez vous comment j'ai rencontré mon associé ingénieur à l'ENSIMAG, école situé à environ 50 m de la mienne?
Il se trouve que nous avons par hasard été colocataires et qu'un soir autour d'une Leffe nous avons décidé de travailler ensemble sur une plateforme web pour les clubs de sport, sportganizer était né! 

Bien entendu, c'est aussi ça la magie de l'entrepreneuriat : le hasard des rencontres... mais bon le hasard quelques fois on peut lui donner un coup de pouce !

S'il y a des responsables de master ou  des professeurs qui lisent ce  message à mon sens, vous pouvez faire beaucoup... s'il y a des étudiants qui me lise: : je vous invite à ne pas rester enfermés  dans la fréquentation de personnes de votre filière, élargissez votre  réseau !

Bien entendu,  la recherche d'associés n'est pas toujours évidente... voici donc quelques pistes  plus concrètes pour vous y aider : je viens de tomber sur l'initiative du responsable de l'incubateur d'HEC qui propose aux porteurs de projets de se rencontrer en laissant un commentaire sur un de ses articles .
Personnellement, je n'hésite pas à mettre en relation des porteurs de projets aux profils complémentaires mais également dont les startups présentent des synergies... certains lecteurs de ce blogs pourraient  d'ailleurs en témoigner...
Je viens de créer la liste twitter http://twitter.com/romm1/cherche-associe  si vous êtes à  la recherche d'un associé faites le moi savoir sur twitter @romm1 et je vous y ajouterai avec plaisir.
Par ailleurs, des évènements tels que les startups weekend  se développent et sont autant d'occasions de trouver d'éventuels associés.. 
Enfin, des sites se spécialisent sur cette niche et peuvent constituer un bon vecteur de rencontre : je pense notamment à http://www.wizbii.com/ un projet sur le point d'être lancé et dont le positionnement me semble très prometteur et dans la droite ligne de cet article...

Vous êtes ou avez été vous même porteur de projet, étudiant en ESC ou école d'ingénieur, n'hésitez pas témoigner!








23 oct. 2010

Esprit startup, c'est quoi ça?

Avoir l’esprit startup ? Tu l’as toi  l'esprit startup? 

Vous avez certainement entendu parler de l’esprit canal ? Mais si, regardez :


Bon, et bien si vous vous intéressez un tant soit peu au monde de la création d’entreprise dans  le secteur du web ou de l’internet  alors vous avez forcément entendu parlé, non de l' "esprit canal" mais de « l’esprit startup »…

Certes, mais en entendre parler de  l'esprit startup c’est bien... Employer le terme c’est encore mieux... le cultiver c'est une vertu!  Mais le définir cet "esprit startup", en seriez vous capable ?
Ne s’agit-il que d’un concept abstrait créé pour faire mousser les jeunes entrepreneurs en mal de reconnaissance auprès de leurs ainés dans le monde très sérieux des patrons de grosses boites ?
Pas si sûr… ou bien le  complot des entrepreneurs a bien pris car bon nombres de structures établies avouent, ou prétendent, essayer de retrouver leur esprit startup…

Bref tout ceci ne nous éclaire pas sur ce qui se cache  sous ces mots ou tout du moins, qu’est ce que personnellement  je mettrais derrière ce concept… D’ailleurs je ne vous ai même pas dit pourquoi j’ai décidé subitement de vous parler de  cela !

En fait, il y a quelques jours, un ami entrepreneur en train de lancer sa startup me fait savoir qu’il recherche un programmeur ayant des compétences dans la création d’applications iphone. Il me précise, si besoin était qu’il n’a pas vraiment de quoi sous traiter cela, ni  assez de moyens pour embaucher à présent ni même pour payer un freelance…
Aussi, après quelques discussions, il devient évident  clair pour moi que ce qu’il lui faut c’est un développeur qui a l’esprit startup ! Étant donné ma ligne éditoriale je me dis alors qu’il y a surement quelqu’un parmi mes followers ou dans les followers de mes followers qui pourrait être intéressé !
Ni une ni deux, je décroche mon Twitter (oui j’ai un combiné exprès qui résiste en cas d’attaque nucléaires etc. ) :



C’est alors que je me suis aperçu que, le moins qu’on puisse dire c’est que,  « l’esprit startup » n’avait pas forcément une connotation positive chez tout le monde ! (même si la remarque était certainement ironique)




Ainsi, pour certains, demander à un programmeur d’avoir l’esprit startup c’est accepté de se faire exploiter jusqu’à l’os!
Très bien mais alors qu’entendais-je par là moi pauvre naïf ?  Et bien un programmeur qui croit au projet auquel on lui propose de collaborer et qui accepte  de faire le pari d’une rémunération sur le long terme ! Des parts dans la société ? Dans certains cas ça peut-être le cas, dans d’autres des stocks options pourquoi pas… en l’espèce, la partie application iphone n’est qu’une petite brique d’un projet bien plus vaste donc je pensais davantage à une rémunération fixe en dessous du prix du marché mais à laquelle s’ajouterait une partie variable (commission) liée au succès du projet…

En somme donc pour moi avoir l’esprit startup c’était ça : savoir prendre des risques parce qu’un projet vous parle, que vous y croyez ! J’ajouterais à cela qu’avoir l’esprit startup c’est aussi accepter de se donner à 200%  mais en contrepartie prendre le risque de gagner aussi de superbes relations humaines avec d’autres passionnés dans le pire des cas et une proposition de postes ou d’autres tâches mieux rémunérées par la suite si le projet prend…  Alors non pour moi l’esprit startup n’est pas juste un concept, c’est un état d’esprit ! (whaou)

Plus sérieusement, je remarque que si ce genre de pratique est bien perçue par les profils business, (ESC, IAE, etc)  elle l’est un peu moins par ceux qui ont un profil technique (programmeurs). Ceci est assez surprenant car dans le même temps beaucoup de ces mêmes programmeurs n’hésitent pas à s’investir dans le monde de l’open source sans arrières pensées mercantilistes d’ailleurs ! 

Cela dit, la roue tourne un peu en France même si on  est loin encore des USA .  Là-bàs, certains programmeurs expérimentés (ayant donc un poste salarié bien rémunéré) qui flashent sur des startups se proposent d’apporter en plus de leurs compétences du capital ! Il y a encore du chemin à parcourir ici, mais il me semble tout de même que de plus en plus de « techniciens » adoptent une culture entrepreneuriale et acceptent de prendre des risques, vous ne trouvez pas ?
Et sinon de façon plus générale, pour vous personnellement  « l’esprit startup » ça évoque quoi?

NB : Si vous aussi vous êtes porteur de projet, ou développeur avec l'esprit startup n 'hésitez pas non plus à vous présenter en commentaire. En effet, ceux qui ont eu jusqu'ici l'occasion de le faire pourront vous témoigner que je n'hésite pas à les mettre en relation avec d'autres entrepreneurs dont le projet présente des synergies possibles, à leur faire suivre des articles susceptibles de les intéresser quand je tombe dessus par ma veille ou même à leur faire quelques suggestions si je suis inspiré... Pour moi la solidarité entre entrepreneurs c'est aussi ça l'esprit startup !






8 oct. 2010

Pour gagner du trafic et élargir votre réseau : spammez tous vos contacts intelligemment !

Vous êtes entrepreneurs, webmasters, blogueurs? vous voulez du trafic ? vous souhaitez augmenter votre réseau notamment sur les réseaux sociaux?
Alors spammer vos contacts est certainement le meilleur moyen d'y arriver sans effort et gratuitement!

Mais qu'est ce qu'il dit le @romm1 ? il a craqué après une semaine de travail trop éprouvante ? Il veut flinguer son e-réputation? Ou faire faire flinguer celle des autres ? Il a trouvé un chapeau noir ?

Mais non, rassurez vous : il y a Spam et Spam ! Je vais vous apprendre à spammer intelligemment... et même de façon à ce que vos "victimes" en redemandent, ou au moins trouvent votre pratique sympa...

Réfléchissez, combien d'emails envoyez vous chaque jour tout destinataire confondu? Et si vous pouviez faire de chacun d'eux un moyen potentiel de vous apporter du trafic ou du réseau...

Bon trêve de suspense, voici mon conseil : utilisez une signature enrichie !  Kesako une signature enrichie à la fin de vos emails ? Et bien il s'agit d'ajouter :
  • 1) en plus de vos coordonnées habituels un lien direct vers vos comptes professionnels sur les réseaux sociaux que vous utilisez : facebook, twitter, linked, viadeo, etc.
  • 2) Bon ok, pas bête, d'ailleurs vous y aviez déjà pensé? Mais ce n'est pas tout, vous pouvez mettre un lien vers votre blog ou site s'il possède un flux RSS ! Ainsi chaque email envoyé comportera votre signature incluant un lien vers votre dernier article faisant de vos destinataires autant de lecteurs fidèles potentiels!
D'accord, mais comment faire ? Et bien, je vous suggère d'utiliser le service WiseStamp qui vous permet d'automatiser cela ! Par défaut il sera mentionné 3) en bas de votre signature mais vous pouvez bien entendu l'effacer...



L'outil est très bien pensé et vous permet de créer plusieurs modèles de signature (ex : pro, perso ... ) . Une fois un compte créé, un petit addon  4) sera installé sur votre navigateur préféré à chaque ouverture d'un nouvel email votre signature sera chargée sans aucune action de votre part ! Vous pourrez obtenir du trafic et augmenter votre réseau sans aucun effort!

NB : Au lieu du flux RSS de votre blog WiseStamp permet aussi d'afficher votre dernier tweet à votre signature..Personnellement cela semble moins pertinent, à moins que vous n'ayez pas de blog !



Si cela vous semble toujours un peu flou, voici une petite vidéo de présentation :



Alors vous allez essayer ?

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3 oct. 2010

Le client c'est pas important !

Le client, est-ce vraiment si important ?
Quand on entreprend, on a généralement une seule préoccupation : le client ! Comment satisfaire mon client ou mes clients?  Voire “comment satisfaire mes hypothétiques” clients ? lorsque le projet n’est encore qu’à l’étape du papier et que vous potassez sur la proposition de valeur (NB : la proposition de  valeur est une composante clé dans ma définition d'un business model ) que vous allez leur adresser. 

Avant de pouvoir savoir quelle proposition adresser à votre client, vous avez donc du identifier ou choisir qui seraient vos clients, voire votre client type ! Mais si, vous savez bien : votre coeur de cible ! Celui qui n’attendait que la sortie de votre produit pour se ruer sur lui ! Le lead User! 





Bon et bien lui, lâchez le 5 minutes ! Arrêtez de ne penser qu’à ses besoins ou ses attentes ! Bien entendu il est important ! D’ailleurs, vos concurrents existants ou potentiels le savent aussi…
Ok, mais pour penser à qui me direz vous? Et bien voilà où je voulais en venir, n’oubliez pas de penser à vos “non clients” !
“Mes non clients” ? Pourquoi pensez à eux, ils ne vont rien m’acheter ! Évidemment si vous partez comme ça, votre prophétie sera certainement auto réalisatrice ! 
Mais réfléchissez : pourquoi cette catégorie de personnes n’est pas considérée jusqu’ici comme client potentiel? Ou bien comme marginale, comme non constituante du coeur de cible?
Vos prédécesseurs, vos concurrents n’auraient-ils pas eux même poser ce postulat au moment de définir leur offre, négligeant ainsi les revendications ou les attentes implicites de cette population, les empêchant de fait de devenir eux aussi des clients potentiels ? Ne seriez vous pas de reproduire un peu vite les conclusions de vos concurrents, vous préparant ainsi à vous adresser à une population de clients potentiels similaires et donc à vous exposer inexorablement à une concurrence frontale ayant pour seul objectif la conquête de parts sur ce marché cloisonné?

Réfléchissez, ne pouvez vous pas créer une proposition de valeur originale qui pourrait subitement intéresser des personnes jusqu’ici “non clients” vous ouvrant un espace concurrentiel vierge ou Océan Bleu pour reprendre la terminologie de Kim et Mauborgne?

Mué, c’est bien beau… mais concrètement ?

Et bien, prenons l’exemple du marché de la console de Salon 3e génération. A l’époque le coeur de cible ou le client type, voire le lead user est considéré par les constructeurs de consoles comme étant “le hardcore gamer”. Aussi, les critères constitutifs de la proposition de valeur d’une console sur lesquels se focalise les constructeurs sont : la puissance de processeur et la puissance de la carte graphique… Sony lance la PS3 et Microsoft la Xbox360…

De son côté Nintendo, un peu  mal en point à l’époque a des stocks de composants d’anciennes générations liés à la mévente de la gamecube..
Aussi, un peu le dos au mur, ils savent que cela ne comblera pas le hardcore gamer, Nintendo commence à réfléchir à ses non clients ! Si on proposait une console pour les gens qui ne jouent pas ou peu aux jeux vidéos : les filles, les gens qui préfèrent jouer en société que s’isoler, les sportifs, les personnes âgées, les plus jeunes… 

D’un seul coup les critères constitutifs de la bonne proposition de valeur à adresser à cette population évolue… Ces gens considérés par les autres constructeurs focalisés sur leur clients types comme des non clients constituent un espace concurrentiel vierge à qui en fera son coeur de cible !
La suite vous la connaissez…
Là où Sony et Microsoft vendent pendant des années leur console a  prix coutant, Nintendo vend une wii beaucoup moins cher sur laquelle elle marge significativement…

Alors bien sûr, il s’agit ici d’un cas d’école… peut-être n’arriverez vous pas à dénicher une telle niche oubliée! Mais s’il vous plaît, si vous entreprenez ne reproduisez pas trop vite les schémas de vos concurrents ou prédécesseurs au moment de définir votre proposition de valeur.. n’oubliez pas les “non clients” !
Et vous, vous croyez en l'intérêt des non clients ?

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17 août 2010

Entrepreneurs pratiquez l'inception

Amis entrepreneurs et porteurs de projets, je ne sais pas si vous avez vu le film inception ? Si vous ne l’avez pas vu , ce  billet  perdra de son charme je préfère vous prévenir ! Je vous conseille donc de courir au cinéma le plus proche pour découvrir ce qui est déjà une référence ! (NB : non ce billet n’est pas sponsorisé ^^ ).

Si  vous l'avez vu, alors pas d'inquiétudes : non je ne vais pas vous parler d’une jeune startup israélienne, biélorusse ou américaine qui commercialiserait des services d’intelligence économique nouvelle génération basés sur l’inception… Je ne vais pas non plus vous démontrer que pour être un bon entrepreneur il faut croire à ses rêves : ça vous le saviez déjà… En toute modestie je vais vous montrer comment concrètement, et sans produit chimique, vous allez pouvoir utiliser l’inception comme technique de communication…


Quand on entreprend et à plus forte raison quand on lance un projet innovant, on est généralement et c’est bien normal très enthousiasme à propos de son bébé.

Aussi, quand vient l’heure de le faire connaitre au client voir à des investisseurs on se laisse facilement allez à de longues explications pour démontrer en quoi notre produit va changer le monde à jamais en terrassant tous concurrents éventuels qui oseraient se mettre en travers de  notre chemin.

Pour  se faire, on se laisse facilement aller (au moins au début) à détailler chacune des  fonctionnalités de notre outil qui en font un service si extraordinaire et  indispensable quand on ne s’attarde pas inlassablement sur ses caractéristiques techniques intrinsèques qui en font une plateforme alliant modularité, robustesse (pour les plus geek d’entre nous)…

Pourtant (par expérience personnelle ou aux vues des retours d’autres entrepreneurs), il ne semble pas que cette méthode soit la plus efficace pour convaincre un public d’utiliser votre service ou d’investir dans le capital de votre société…

Bien au contraire, il semble que la meilleure façon de convaincre quelqu’un de la valeur d’un  projet soit qu’il s’en convainque lui même, ou plutôt faire en sorte qu’il le croît !

Oui amis entrepreneurs, vous pouvez le faire… vous pouvez pratiquer l’inception ! Mais comment vous y prendre? Rappelez vous les propos du beau Léo : il n’y a rien de plus puissant qu’une idée ! 





Mais pour que le sujet s'approprie l'idée il faut qu’elle soit relativement simple voire un peu"brute" pour qu’il puisse la faire sienne ! Ce n'est pas tout,  pour que l’inception prenne il faut réussir à pénétrer assez profond dans l’inconscient du sujet ! Là encore les recettes de Léo et sa bande sont intéressantes, leur méthode consiste à  jouer sur  l’affectif du sujet pour que l’idée soit implantée suffisamment profond et qu’elle puisse ainsi germer !

Autrement dit, quand vous pitcher ne  chercher  pas à faire une démonstration exhaustive de votre produit… Ayez une base commune constituée de quelques idées clés fortes, idées que vous pourrez faire  résonner différemment selon le background de votre auditoire (son coeur de métier par exemple…)! Ne cherchez pas forcément  à le convaincre totalement, donnez lui envie d’en savoir plus, ménagez quelques arguments forts qu’il pourra découvrir par lui même pour finir de se convaincre, à la limite qu’il croit même que vous avez sous évalué le potentiel de votre projet

Si vous  y parvenez : si votre inception réussie, vous le sentirez dans le regard de votre interlocuteur ! En effet observez le bien,  désormais une lumière d’envie jusqu’ici éteinte brillera dans son regard… Si c’est le cas n’attendez pas qu’il  se réveille achevez le à coups de contrats et embarquez le à bords de vos rêves !

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