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17 juil. 2010

Entrepreneur : si c'était à refaire...

Si c’était à refaire? Sous entendu, si c’était à refaire vous lanceriez vous à nouveau dans ce pari un peu fou qu’est l’entrepreneuriat ? Et oui, voilà 2ans à présent que immatriculais ma SARL et si la question ne m’a pas été directement posée, de nombreuses personnes ont, je pense, rêver de me l’envoyer en pleine figure…


Si c’était à refaire, le referais-je ?

A vrai dire, je crois qu’il n’y a pas une semaine dans la vie d’un entrepreneur, en tout cas tant que le projet n’est pas pérennisé (vous assurant un salaire régulier et confortable), où la question ne vous traverse pas  l’esprit…


En effet, cela aurait été tellement plus simple de postuler, à l’issue de votre stage de fin d’étude au sein de l’école qui va bien, à ce poste de cadre au sein d’un grand groupe… Salaire motivant comme disait l’offre, téléphone et voiture de fonction…
 
Alors quand vous recevez la douloureuse facture de l’un de vos fournisseurs et que vous vous dites que ce n’est pas ce mois ci encore que vous vous verserez votre premier salaire, je vous l’assure, vous vous poserez vous même la question, et si c’était  refaire? Le  ferai-je?


Et puis il y a vos  anciens copains de promos  que vous croisez, et qui vous demandent gentiment des nouvelles de votre  projet “alors, ça donne quoi?” mais ils ne connaissent rien à la réalité de votre entreprise… comment leur expliquer que vous allez gagner de l’argent avec un site Internet qui pour le moment est totalement gratuit… alors  pour ne pas entrer dans les détails vous leur lâchez un “ça avance” ou un “ça prend forme”… “et toi?” et là ils vous expliquent longuement les missions aux combien intéressantes qui leurs sont confiées, les déplacements réguliers, le stress… mais vous ce que vous voyez c’est  sa montre dernier cri assortie à sa nouvelle paire de lunettes de soleil… Mais au fond, si vous creusez un peu, la plupart d’entre eux, vous le découvrirez, ont une certaine admiration pour vous… d’ailleurs, avant de vous quittez ils vous souhaiteront un “bon courage” !


Voilà maintenant  2ans que j’ai créé ma boite et pour tout dire je ne regrette pas.. et pourtant je me pose souvent la question, si c’était à  refaire ? Je le ferais? Et bien oui je crois sincèrement que je le referais…  Pourquoi?


Tout d’abord je suis plus que jamais confiant que mon projet va marcher (et en réalité il fonctionne déjà)… je crois que c’est un point capital pour un entrepreneur : ne pas perdre la foi en son idée…
 
Si c’est le cas alors n’hésitez pas trop longtemps abandonnez la, passez à autre chose.. cela ne sert à rien de s’entêter seulement par orgueil ou par dépit… vous perdrez votre temps, votre argent  et votre motivation nécessaire pour rebondir sur autre chose… Bien entendu, cette confiance en votre idée doit être objective! Il est intéressant de faire un point réaliste sur l’avancement effectif de votre projet et sur ses chances d’aboutir. Si après analyse vous en arrivez à une conclusion positive ce n’est pas le moment de flancher, accrochez vous!


Même si le projet devait échoué, j’aurais plus gagné que perdu dans l’aventure…
Tout d’abord, j’ai été amené  en 2ans à rencontrer des situations plus complexes et variées que j’aurais eu à le faire en une carrière entière en tant que salarié. J’ai donc acquis des compétences valorisables pou une éventuelle reconversion. Mais plus que cela, cette expérience a été des plus enrichissante pour moi ! Dans  le même ordre d’idée je me suis constitué un réseau de connaissance très intéressant constitué d’autres entrepreneurs ou acteurs de mon secteur, de blogueurs, etc…


Enfin, si je n'avais pas tenté le coup je m’en serait voulu toute ma vie  d’avoir  laisser passer l’occasion. On peut se remettre d’un échec en passant à autre chose, mais laissez passer une opportunité vous laissera toujours un regret et des doutes…

Si c’était à refaire, qu’est-ce que je changerais?

Maintenant “et si c’était à refaire” peut laisser sous entendre également “qu’est-ce que vous  changeriez?”…

Et effectivement avec  le recul, il y a  certainement des choses que l’on ferait autrement… Non pas pour vous étaler ma vie, mais afin de partager mon expérience avec certains d’entre vous qui aurait le projet de se lancer dans la création d’entreprise, je vais donc me prêter à cet exercice de façon la plus sincère possible…

Pour ma part par exemple, je me demande si je n’aurais pas du en parallèle de ma création d’entreprise faire une thèse comme on me l’avait proposé… A l’époque j’y avais renoncé car je m’étais dit qu’il fallait donner toutes ses chances au projet en étant le plus disponible possible durant sa genèse… aujourd’hui je me dis que j’avais déjà pas mal de matière avec mes deux memoires de recherche et que cela aurait pu me permettre d’avoir un apport de revenu fixe minimal…
Un autre point que je changerais si c’était à refaire, ce serait de rédiger un pacte d’actionnaire. Si cela me paraissait futile à l’époque, je pense, avec le recul, que prendre le temps de poser par écrit les rôles et devoirs de chacun peut permettre d’éviter des discussions et tentions inutiles par la suite.


Un autre point plus pragmatique encore pour lequel je procéderais autrement concerne le Business Model. Je pense que je proposerais plus tôt des fonctionnalités payantes permettant de couvrir les charges fixes. Le cas échéant, si je partais sur une logique de rentabilité à plus longs termes, je passerais par une levée de fonds pour avoir une trésorerie plus confortable.


Enfin, si c’était à refaire je commencerais bien en amont de ma création d’entreprise à me créer un réseau de connaissance sur Internet. En effet, ce dernier point demande beaucoup de temps : pour mériter la confiance d’autres personnes il faut faire ses preuves et si au moment de la création de votre entreprise vous avez  déjà du capital social alors vous gagnerez énormément de temps pour faire aboutir vos projets !


Pour conclure je dirais que plus que se demander si c’était à refaire, qu’est ce que je changerais, j’aime me demander qu’est ce que je devrais changer aujourd’hui pour ne pas le regretter demain… en effet l’entrepreneur s’il veut réussir ne peut faire preuve de procrastination ! Cela vous évitera bien des regrets !
 
Et puis si vous aussi vous vous poser la question “finalement, si c’était à refaire?” alors rappelez vous qu’ “à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire !”

Alors finalement et vous, si on vous lançait un "si c'était à refaire?" , vous répondriez quoi?




12 juil. 2010

Price Minister : une petite entreprise qui a su grandir !

Une fois n’est pas coutume, je vais aujourd’hui vous présenter un ouvrage. Ce livre intitulé “Toutes les entreprises ont été petites un jour” a été rédigé par Pierre Kosciusko-Morizet (PKM) créateur charismatique de Price Minister.


Préambule :



Pour information j’ai été contacté par email, par l’équipe de RP de PriceMinister. On m’a alors proposer de recevoir ce livre gratuitement ( et dédicacé par son auteur ! ) en contrepartie d’une critique publié sur mon blog.
 
J’ai accepté étant donné que l’ouvrage était tout à fait dans la ligne éditoriale de ce blog (et que cela m’intéressais personnellement étant moi même entrepreneur du web  ^^   ).

J’ai toutefois précisé que dans un soucis de transparence je préciserais à mon lectorat dans quel cadre l’article serait rédigé et que je ne m’engageais pas à faire une critique positive de ce livre : que mon article serait quoi qu’il en soit objectif et argumenté. Je recevais quelques jours plus tard mon exemplaire dédicacé ainsi “ A Romain Parent, car Price Minister est avant tout un site communautaire même si le modèle économique est celui d’un site marchand ! Pierre” …

Je ne regrette pas d’avoir accepté car j'en ai grandement apprécié la lecture, j’espère donc que cela vous intéressera également...



Toutes les entreprises ont été petites un jour, même Price Minister !



Toutes les entreprises ont été petites un jour.. oui, j’étais comme vous avant  de lire le livre de PKM : moi aussi je me disais que ce titre '”toutes les entreprises ont été petites un jour” faisait un peu lieu commun venant du PDG d’une société comptant parmi les leaders du ecommerce français…

Et puis, je l’ai lu…

Et je dois dire que maintenant je trouve le titre particulièrement bien choisi et encourageant pour tout entrepreneur!
En effet au fil de ses quelques 250 pages, PKM retrace de façon très intéressante, et il me semble sincère, l’histoire de cette startup né en 2000 dans la tête d’un jeune homme de 23ans et qui deviendrait en seulement 10ans un véritable groupe racheté pour quelques 500 millions d’euros …


Plutôt que de proposer une suite de conseils didactiques appuyés par son expérience, PKM nous livre au travers d’une sorte d’autobiographie d’entrepreneur, une série d’anecdotes qui ont parsemées l’histoire de la création de son entreprise et qui permettront à chacun de tirer les leçons applicables à son propre projet.


Ces quelques dix années d’existences permettent ainsi d’aborder de très nombreuses problématiques auxquels tout entrepreneurs sera confrontés (et qui pour certaines j’ai eu l’occasion d’aborder  sur ce blog) : échec d’un premier projet, dilemme de laisser une situation stable pour prendre le risque de l’entreprenariat, paradoxe de devoir protéger tout en devant rencontrer des partenaires potentiels, recherche des fonds initiaux, définir un Business Model, nécessité de la débrouille, recherche d’associés,  long tail, crowdsourcing, de doutes et envie de tout  laisser tomber, recherche de la taille critique, recherche d’un nom / d’une marque / d’un slogan, effets de seuils, problèmes techniques voire piratage, levées de fonds, recrutement / licenciement, changement de locaux, diversification… et bien d’autres !


Plus que l’entreprise PriceMinister on y découvre : PKM, un homme de 33ans qui semble épanoui, barbe rousse bien taillée, père de 2enfants amoureux d’aviation, de musique et plus largement de culture…

J’ai surtout découvert un homme de convictions (petit fils du fondateur du PCF français) qui en créant sa société avait pour réelle ambition de changer le monde pour le mieux, en permettant l’accès aux biens culturels aux plus grands nombres à un prix modéré ou encore en redonnant une vie aux objets qu’on se contentait jusque là de thésauriser…

Un homme qui n’hésita pas par exemple à quitter un conseil d’administration quand on lui suggéra d’ajouter un rayon “porno” à PriceMinister.com …

Un PDG qui prône l’actionnariat salarié, assure une vraie responsabilité sociale de son entreprise, défend les valeurs du crowdsourcing…


Bien entendu, ce livre concourt également au story telling autour de la marque PriceMinister et d’ailleurs PKM évoque dans ce livre son rôle d’étendard de l’entreprise… Néanmoins, il me semble que bien qu’à la tête d’un Grand Groupe PKM n’a pas perdu son âme d’entrepreneur et qu’il fait parti de ceux qui font beaucoup pour faire avancer les choses dans le domaine de l’entreprenariat sur le Web ( il est notamment président de l’Association de l’économie numérique et l’un des présidents de l’association des services internet communautaires). PKM a même bouclé la boucle en créant un fond d’investissement ( ISAÏ ) à destination des startups en  phase de croissance. 

A mon sens, on peut apprendre de son expérience mais on peut aussi gagner du temps en apprenant de celles des autres ! Comme Serge Roukine créateur de Codeur.com, PKM est de ces entrepreneurs qui partagent généreusement et sans ambages les leçons acquises par leurs parcours… 
Je pense qu’il serait donc dommage de s’en priver…


Petite astuce : si vous souhaitez le lire vous pouvez déjà trouver "toutes les entreprises ont été petites un jour" d'occasion  dans la rubrique :
LIVRES
de PriceMinister à moins de 10 € !

Si vous l'avez lu, vous en avez pensez quoi vous?






16 juin 2010

Faut-il savoir programmer pour créer et diriger une startup ?

Faut-il savoir programmer pour créer et diriger une startup ? Vous souhaitez entreprendre sur le Web, vous avez La bonne idée mais vous ne savez pas programmer : alors seriez-vous prêt à créer ou diriger une startup?

Tout d'abord il faut bien comprendre que toute statup ne comporte pas une composante technologique majeure, pour certaines le Web n'est qu'un support, leur site Internet qu'un outil...

Dans un tel cas la question à se poser sera différente, il faudra vous demander : est-il pertinent de sous traiter ou est-il préférable de réaliser le site en interne ? Ce n'est pas l'objet même de cet article, voici néanmoins quelques éléments de réflexion...

Prenons le cas d'une e-boutique : la création du site puis sa maintenance n'est pas forcément l'activité principale de la startup car il faudra consacrer beaucoup d'énergie à la relation avec les fournisseurs, à la logistique, etc...
Autre exemple, pour une place de marché l'animation et la promotion de celle-ci semble plus importante que la technologie...

On peut alors facilement imaginer que le développement soit sous traiter à une agence extérieure voir un ou des freelances...

Pourtant même dans pareil cas il faut bien comprendre que ce choix n'est pas neutre et ils vous faudra veiller sur certains points notamment :

  • Rédigez un cahier des charges fonctionnel détaillé pour ne pas avoir de surprise
  • Prévoyez des fonctionnalités CMS qui vous permettront d'ajouter du contenu à votre site sans avoir à toucher au code source
  • Soumettez votre cahier des charges fonctionnels à plusieurs prestataires pour choisir la meilleur proposition
  • Exigez le respect des standards et si possible privilégiez l'open source pour pouvoir ensuite changer de prestataires si nécessaire
  • Soyez clair sur la propriété du code
  • Faites mentionner dans le devis les prestations complémentaires indispensables : maintenance, info-gérance, référencement si nécessaire..
Bref, il faut veiller si vous sous-traiter à ne pas devenir trop dépendant de votre prestataire et à ne pas avoir à faire facturer la moindre modification mineure... mais refermons la parenthèse !


Le vif du sujet qui m'intéresse est de savoir si pour diriger une startup où le site web est un service et donc central (et où il se sera pas possible de sous traiter le développement) est-il nécessaire de savoir développer?

A mon sens non ! Un manager n'a pas forcément a être un expert technique pour être efficace et c'est le cas dans leWeb comme dans d'autres secteurs. Par contre il est clair qu'il faudra faire un effort pour comprendre les enjeux des choix technologiques s'il veut être crédible auprès de l'équipe de développement, que ces derniers soient salariés ou associés.

Dans certains cas votre ignorance sera un atout : vous garderez un regard fonctionnel peut-être plus proche de l'utilisateur final. En effet, le développeur (cet être bizarre ^^) est souvent un peu Geek et ne reflète pas toujours la réalité de l'utilisateur moyen. Ce qui peut lui paraitre très pratique voire sexy sera peut-être déroutant pour l'utilisateur lambda...
Par ailleurs, puisque vous n'aurez pas à assumer la difficulté du développement vous même, vous n'aurez pas de remords à choisir la meilleure solution pour l'utilisateur final, même le développeur est humain et sans vos remaqrues il choisirait quelquefois la solution ayant le meilleur rapport effort de développement / rendu plutôt que de priviligier le rendu...

Votre regard fonctionnel sera également un atout pour pouvoir promouvoir votre service. En effet, dans bien des cas un argumentaire trop technique ne sera pas très efficace... En n'ayant qu'une compréhension de base de la technique vous serez donc davantage poussé à présenter des avantages fonctionnels...




Mais, et il y a un gros MAIS et c'est d'ailleurs ce qui a motivé cet article,  sachez que : ne pas savoir développer sera pour vous une très grande source de frustration.

Aussi performante que soit votre équipe de programmeurs les choses n'avanceront pas aussi vite que vous l'aurez imaginé ou souhaité! Vous rêverez alors de pouvoir mouiller à votre tour le maillot et plonger dans le code... mais vous ne pourrez pas...

Vous vous sentirez seul, impuissant, inutile, incompris...

Enfin peut-être suis je le seul à l'avoir ressenti comme ça ? ^^




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